samedi, 30 mai 2009
Chien chaud et poulet (presque) froid…

Lundi, première journée de célibat, Mon Ministre ayant grimpé la veille au soir à la capitale pour raisons professionnelles.
Il pleut. Beaucoup. Toute la journée. On en profite pour régler les affaires courantes (courriers, impôts, ANPE, avocat, VAE…). Ciné le soir avec "dans la brume électrique", polar sympa mais sans plus… Il pleut aussi sur l'écran. Décidemment.



Mardi, ça démarre tout grisou mais dès 10h30 le soleil arrive. J'ouvre la maison de tous côtés et je commence un grand ménage… Bree Van de Kamp is back !
Dans l'après-midi, considérant que notre essai de gazon mi-tondu mi-poussé prend des allures de jungle amazonienne, je sors la petite tondeuse (l'autoporté étant hors-service) et je mets une grosse heure à couper le gazon, pas trop ras, juste pour remettre à niveau et faire ressortir les massifs.
À 50 cm de la dernière bande à tondre, j'entend comme un vieux bruit de casserole dans la tondeuse, un vrombissement d'hélice (mon cerveau lève les pieds machinalement, me rappelant la lame qui était sortie de son axe à l'automne dernier…). J'attends que la machine se calme, je coupe l'alimentation et soulève pour voir ce qui se passe… C'est tout simple, les deux vis qui tenaient la lame sur l'axe ont cédé net et la lame n'est plus entrainée… Mais merde alors… Mais qu'est-ce qu'elles ont ces machines infernales à tomber en panne au mauvais moment.

Je rappelle Nicolas, notre réparateur attitré qui débarque dans la soirée avec femme, enfant… et outils.
La petite tondeuse se répare facilement, j'aurais "presque" pu le faire tout seul… On rajoute un peu d'huile pour la forme et c'est reparti pour un tour. Nicolas peine un peu plus pour la panne de l'autoportée. C'est finalement le disjoncteur de sécurité qui est défaillant. La machine redémarre et ne cale plus quand on lance la tonte… Merveilleux, on "fête" ça autour de cidre brut bien frais.

Le soir, j'assiste pour la première fois à une réunion d'information et de consultation organisée par notre mairie sur nos chemins de randonnées. Sont invités randonneurs, agriculteurs, chasseurs, cavaliers, quaddeurs, bref, tous utilisateurs des chemins…
Une grande soirée du consensus mou, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, personne n'abîme les chemins, surtout pas les tracteurs ou les quad… J'aurais mieux fait de rester devant la Nouvelle Star… Heu, non finalement, faut pas pousser, je ne suis pas si désespéré…



Mercredi, encore du beau temps, mais il fait curieusement frais. Je ressors un vieux polaire et une écharpe pour la balade matinale avec Maurice le chien.
Dans l'après-midi, j'abandonne mon jardin pour monter sur Nantes. J'y récupère enfin mon titre officiel de VAE, qui traînait depuis un mois sur un bureau du centre de formation. Ceux-là, si je peux leur faire de la mauvaise pub !

Un vent froid me frigorifie dans les rues de Nantes et j'attrape moitié mal à la gorge pendant ces quelques heures citadines.
Le soir, un dîner tout à fait sympathique, invité à l'improviste par Fred et Mich qui ne voulaient pas me laisser tout seul comme une pov' fille…





Jeudi. Encore du soleil ? Et oui… Alors que j'avais prévu de jardiner un peu et continuer la tonte maintenant que les machines étaient réparées, un voisin vient blablater pendant une heure… c'est bien gentil, mais mon planning ultra-serré en prend un coup dans l'aile.
Je dois être pour midi pile sur Nantes pour déjeuner avec un ancien collègue de travail. Je prends tout de même le temps de ressortir la tondeuse et je me relance dans la coupe.
En grognant sur le gazon qui bourre malgré tout dans la machine, je ne vois pas tout de suite que Chasselas et Muscadet sont passés par le portail entrouvert et se baladent dans le 2e jardin, sans doute attirés par le bruit de la tondeuse (les gallinacés aiment beaucoup, ça fait remonter plein de truc à picorer!).
Et là, tout va très vite : je m'aperçois que la volaille est derrière moi, je brasse les bras pour les forcer à rentrer dans le premier jardin, Maurice le chien qui a décidé de jouer au con se met juste dans le passage, ce qui provoque un affolement général et une envolé de plumes : Muscadet réussi je ne sais pas comment à sauter par dessus le chien tandis que Chasselas se réfugie dans la haie, mais du mauvais côté. Complétement affolé, il se coince dans le grillage la moitié avant du corps et les ailes. Mucadet caquette de tous ses poumons tandis que Maurice débarque du côté de la tête de Chasselas et trouve l'opportunité sympa de régler une fois pour toute son compte à ce truc à plumes qui chante du soir au matin !
Je me branche rapidement 4 bras pour, dans le même temps, donner des baffes à Maurice et l'empêcher de guillotiner Chasselas, surveiller Muscadet pour qu'elle ne repasse pas dans le 2e jardin et calmer le pauvre coq pour le sortir de son piège grillagé sans rien lui casser.
J'arrive enfin à sauver la bête à plumes, tellement choqué qu'il accepte même que je lui fasse un gros calin dans mes bras.

Toutes ces péripéties animalières ne me mettent pas en avance et je file à toute allure à mon rendez-vous sur Nantes.
Dans l'après-midi, repos (mérité?) avec une sieste sur le lit de jardin. Pas un bruit, à part le chant des oiseaux et un agriculteur qui moissonne au loin…

Une énième tournée d'inspection en fin de journée, pour constater que les roses enfin sont bien parties et qu'il va falloir faire quelque chose pour les géraniums vivaces, qui phagocytent tout sur le passage.



Vendredi (à suivre, il fait très beau, ce n'est pas un temps à rester sur l'ordi…)

10:42 Publié dans Une vie de bourreau… | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : jardin, roses, tonte, tondeuse, poulet
samedi, 23 mai 2009
Je joue à la marchande ou je jardine ?

Mercredi, le temps est un peu lourd mais se maintient dans le semi-beau. Je pars donc au potager commencer ce que je n'ai pu faire pendant le week-end, ayant été préposé d'office en groom d'accueil pour la visite de l'atelier de peinture…
La tâche du jour est de retirer une grande partie de la terre de mon potager en carré, d'en benner deux brouettes enrichies en compost dans une très grosse bassine afin d'y planter des dahlias bleus, de mélanger le reste de terre potagère avec du compost et un sac de 20 kg de fumier de cheval, de remplir à nouveau les carrés et d'y remplanter enfin (oui, je sais, je suis trèèèèès en retard…) une bonne grosse douzaine de pieds de tomates (bio du marché et Sub Plenty Artic de Perros Guirrec).
Les pieds sont ridiculement petits par rapport à ceux qu'on trouve en magasin ou sur les marchés en ce moment mais ce sont MES pieds de tomates, qui ont poussés SANS ENGRAIS, SANS CHIMIE, à partir de MES graines, récoltés l'été dernier sur MES tomates. Bref, ce n'est plus du potager, c'est de l'amouuur…
Tout cela me prend une bonne partie de l'après-midi. Sur ma lancée, je plante également poivrons, potirons et courgettes. Ça sent bon la terre chaude et le cheval humide… un bonheur.



Alors que tel les Danaïdes, je remplis sans fin carrés, brouette et bassine, Mon Ministre se met en tête de tondre prestement le deuxième jardin avant que l'herbe ne soit définitivement trop haute…
La machine vrombissante ne sera pas lancée depuis 20 minutes, que déjà Patrice s'étrangle de colère et vocifère à tous champs. La tondeuse broute, cale, bourre, toussote, s'arrête… bref, ne tourne pas rond. Nous l'avons fait réviser cet hiver mais c'est tout juste si elle ne fonctionne pas moins bien depuis…

Dans la soirée ensoleillée, je dégage un massif proche de la terrasse d'une plante aux fleurs jaunes très jolies mais extrêmement envahissante… et colorante : je ne vois pas qu'un jus orange vif coule de ses tiges et ma chemisette blanche en coton se fait largement vitrioler au passage… Je peux dire adieu au blanc virginal…



Jeudi, on reçoit. Dès 9 heures, préparation du bourguignon (qui se révélera être un boeuf-carottes !) et des sablés maison nappés généreusement de créme de citron maison. Les oeufs (de Muscadet) mimosa et les poivrons grillés feront un entrée et mon oncle et ma tante pourront arriver…


On prend son temps ; apéro et café en terrasse, repas à l'intérieur pour cause de ciel couvert, qui se dégagera si bien que l'on décide d'une bonne balade digestive dans notre campagne.
Traversée des hameaux de Bellevue, La grande angle, La petite angle, La porcherie, Lunière et retour à la maison bien mérité.
Mon Ministre s'octroie une large sieste pendant la vaisselle et, alors que j'aurais bien fait une pause (c'est bien des fois, de ne RIEN faire…), il sort poteaux, clous, vis et masse pour créer quelques barrières champêtres destinées à retenir le poids des campanules glomerata Superba et des futurs dahlias de l'été…


Une derrière promenade nocturne dans un jardin sonorisé de grillons et de grenouilles et je terminerais ma difficile ascension vers le sommeil…


Vendredi, un temps magnifique… enfin le mois de mai. Ciel bleu, soleil. Enfin.
Invitation "sur le pouce" par des voisins "du bout de la rue" : de 12 à 17 heures, devant le joli jardin boisé, nous buvons et mangeons sur la terrasse ; boudins antillais, andouillettes au muscadet, saucisses aux herbes, merguez, côtes de veau, fromages, salades croquantes du jardin, salade d'oranges à l'ail (recette Ministérielle…), brioche à la confiture de pêche maison et glace à la mangue…
Nous sommes passés directement du 22 mai au 15 août…



Retour traînant à la maison où Patrice souhaite d'un seul coup (le Côteaux de l'Aubance peut-être…) accrocher de nouveaux tableaux dans le salon. On ressort escabeau et outils afin d'installer le triptyque… Le mur est sans doute un peu trop petit pour les trois oeuvres ; cela risque d'impressionner les prochains invités venus innocemment pour un apéro et qui se prendront des intestins pendouillants en pleine face… Pour plus de sécurité, on leur distribuera des capuches "blood-proof"…

Après l'accrochage, Patrice digère à l'horizontal sur le canapé tandis que je vais jouer au labrador de base, c'est à dire, sieste le ventre au soleil et la truffe dans les pâquerettes… Grand moment de sérénité seulement troublé par les gloussements de joie gustative de Chasselas et Muscadet qui découvre, sectionne et dévore un orvet tout gigotant qui aurait bien voulu au moins connaître un jour d'été…
Bref, tout le monde a fait bombance à la fin de la journée ! Et dire que ce n'est que le début du week-end…


Si.
Choix N°1 : Taille-Haies Electrique
Choix N°2 : Coupe-bordure Automatique
Choix N°3: Pulverisateur
Choix N°4 :Hamac

01:24 Publié dans Rêveries du vendredi… | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : tondeuse, grillades, terrasse, rue du commerce
lundi, 04 mai 2009
J'effleure… des champs…

Presque 3 jours de quasi beau temps sans interruption… On croit rêver ; serions-nous en mai ?
Samedi, après le marché et le déjeuner sur la terrasse, on se secoue un peu et sautons dans nos bottes : Pour Mon Ministre ce sera taille des haies et pour moi, tonte généralisée de la pelouse…
Il fait beau mais le sol est encore humide et l'herbe est grasse… J'ai un mal de chien avec la petite tondeuse qui bourre pas mal… Ça ne sera pas mieux avec l'auto-portée. La volaille découvre sans peur et avec grande curiosité cette grosse machine qui fait du bruit… Une telle curiosité que je dois être constamment sur le qui-vive pour ne pas écraser Muscadet qui s'intéresse de TRÈS prés à la mécanique… Tout le monde a décidé de m'emmerder cet après-midi car Maurice le chien décide de commencer sa sieste au soleil LÀ où ce n'est pas tondu… et visiblement, mes passages répétés dérange sa canine oisiveté…
Mon Ministre, entre deux coupes et deux grognements pour ses lombaires qui ne supportent pas vraiment le taille-haie, me demande de ne pas TOUT couper le gazon dans le premier jardin, juste les bordures pour dégager les massifs, et "champêtre et pâquerettes au milieu"… Pourquoi pas, mais bon, entre les poules, le chien et la pelouse qui bourre, je ne me sens pas spécialement une âme de scénographe du brin d'herbe…

Alors que je commence la tonte, aussi pénible et labour-rieuse, dans le 2e jardin, Mon Ministre m'éjecte de l'autoportée sans ménagement, le mal de dos lui faisant visiblement oublier les plus simples régles de l'amabilité…
Mon nouveau job de fin d'après-midi sera donc de ramasser toutes les coupes de haies afin de les amener, par brouette, sur le tas, à embraser prochainement. Je boude un peu (beaucoup) sur mon balai à gazon et le jardinage se termine à 19 heures passées… Le samedi soir ne sera pas enfièvré…






La journée se passe sympatiquement, en très bonne compagnie, et on se retrouve dimanche soir sans s'en apercevoir…
Un très beau documentaire, "nés pour danser" nous émeut tous les deux sur Arte, et clôt dans l'harmonie, ce week-end…



Alors que Mon Ministre reprend ses activités municipales sur l'ordi, je mets ma panoplie de Bree Van de Kamp et me lance dans un grand coup de propre dans la maison…
Il y a un mois, nous avons fait retourner deux fois des larges surfaces pour y créer des jachéres fleuries. La pluie, les plannings surchargés, mes examens nous ont fait prendre un peu de retard pour lancer les graines à toutes volée. Surtout qu'avant de jouer la semeuse, il faut encore ratisser l'ensemble des futures jachéres pour niveler et enlever les déchets, mottes d'herbes qui repoussent déjà… Je sais que ça va être long, que ça va être dur, mais quand faut y aller, faut y aller…
De 14 à 17 heures, je gratouille donc avec croc et râteau… La terre bien que retournée est compacte et grasse, la mauvaise herbe est omniprésente… et le soleil cogne bien… Je me siffle mon 1,5L de flotte et, avant de passer l'arme à gauche, je décide que Rome ne s'étant pas fait en une demie journée, la préparation de nos jachères s'étalera également sur plusieurs jours… Je constate que je n'ai pas dû préparer plus du tiers de la premiere jachère… Glups, moyen le rendement.
De toutes façons, "Yé n'en peu plou"… Je ne sens plus mes mains, mes doigts, mon dos et j'ai mal au crâne (petit coup de chaud)…





20:07 Publié dans week-end au jardin… | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : jardin, tonte, tondeuse, terrasse, jachére fleurie





