lundi, 12 octobre 2009
À la mi-octobre, les étagères volent bas…

La journée est conclue par une très bonne soirée théâtrale dans notre petite salle de spectacle communale.



En ce lundi matin, l'humidité a fait place à la fraîcheur… On pourrait même presque parler de froid, tant je m'emmitouflais dans mon tram de 5h22, sans doute à la recherche des vapeurs perdues de ma couette encore tiède de sommeil…


19:43 Publié dans le jardin vu de loin… | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : jardin, dalhia, aster, chrysanthéme, insecte
mardi, 02 juin 2009
Chaud, Chaud, Chaud (et beau)…

Vendredi 29, nouvelle journée de grand soleil. La chaleur arrive vite en même temps que le vent et je cours en tous sens pour terminer cette semaine de célibataire : courses, ménage, nettoyage de jardin.
En fin de matinée, je me lance dans un petit test "défoulatoire" : explosion de tuiles canal à grands coups de masse pour les réduire en (moyens) morceaux afin d'en tapisser les allées de mon potager… Mouaif, je suis dubitatif sur le résultat. La couleur orange est intéressante mais ça ne remplace pas le moelleux de l'herbe… À part ça, les pieds de tomates ont doublés de hauteur et des fleurs apparaissent…


Dans l'après-midi, je saute sur l'auto-portée, que je pensais benoîtement repartie pour 20 ans de coupes ciselées et délicates.
Je voudrais que Mon Ministre, qui rentre dans la soirée, retrouve un jardin rutilant de verdure, sauvage MAIS maîtrisé.
Au bout de quelques minutes, je commence à comprendre la douleur qui va être mienne pendant plus de 2h30… Cette satanée machine roule, cette cochonnerie de tondeuse coupe… mais elle ne ramasse quasiment plus rien, l'herbe plus broyée que sectionnée s'agglomérant dans le conduit de l'auto-portée.
Argh.
La petite tondeuse nous avait fait le même coup au bout de 10 ans. Quelqu'un a-t-il intégré à ces cisailles sur roues un processeur machiavelique qui se déclenche à 9 ans et 364 jours et qui annule toute tentative de ramassage propre de gazon ?
Bref, je hurle, je grogne, je fulmine sur ma tondeuse et je passe 2 fois plus de temps que prévu à raccourcir la pelouse… et ce n'est même pas bien fait.

Après m'être inutilement excité sur mon engin motorisé, je m'accorde une sieste savoureuse sur le lit de jardin en constatant que de magnifiques pavots doubles s'ouvrent pour la soirée…
À 21 heures, je récupère Mon Ministre, gare Sud, dans une douce chaleur presque estivale.



Samedi 30, petit déjeuner sur la terrasse, parfumé par le rosier "Ghislaine de Féligonde". Il fait déjà chaud quand je me promène vers 9 heures avec Maurice le chien.
Les digitales dégoulinent, les pavots explosent, les rosiers s'ouvrent et embaument…

Nous sommes rapidement au jardin : Alors que Patrice taille, voir rogne plus que sévèrement le ceanothe devant la maison, je fais un mélange terre-terreau-fumier de cheval pour rempoter toute une série de géraniums.

Nous travaillons au soleil jusqu'à 17 heures, pour ensuite traverser la Loire par le bac et nous diriger vers la maison du bananier. En effet, mes anciens collègues de travail m'avaient offert en novembre un magnifique "bananier des neiges"… qui n'a pas supporté l'hiver ! C'est soit le froid, soit l'humidité, soit la trop grande protection (sous couche de feuilles mortes et film plastique à bulles…). Comme c'était un joli souvenir de mes 10 ans passés avec eux, je souhaites tenter à nouveau la plantation d'un bananier. Mais cette fois, avec terre drainée et mieux préparée, meilleure exposition et protection. La pépinière, au départ spécialisée dans les plantes dites exotiques (palmiers, bananiers, fougères arborescentes) est ultra bio et éco-responsable. Elle est tenue par des "p'tits jeunes" fort sympathiques, pas avares de conseils et de renseignements. On y allait pour un bananier, on repart également avec deux heuchères aux teintes pourpres violacés, une graminée Stipe chevelue, 50L de terreau-tourbe bio et 30L de pouzzolane pour aérer nos futures plantations.
Il ne faut pas qu'on rentre dans les pépinières, il ne faut pas… c'est pire qu'une pâtisserie !
On en profite pour faire note Com sur l'association "Jardins et Santé" et Julien, un des vendeurs, sympa, nous refile deux adresses avec des potentiels d'ouverture de jardins. Chouette.
Le soir même, le bananier est "artistiquement" planté dans une bassine (sans fond). Nous jardinons jusqu'à 21 heures sans nous en rendre compte…







Dimanche 31, le soleil est toujours au beau fixe. Le programme du jour est déjà plannifié : Suite aux conseils de la maison du bananier, ce sera le dépotage des trois lauriers moribonds de leur gros pots chinois dans la cour d'entrée. Une grande partie du dimanche sera consacrée à leur sauvetage. On vire le terreau "à moins cher que pas cher" que l'on avait mis lors de la première plantation des lauriers et on remplace par un mélange de terreau-tourbe-fumier de cheval-pouzzolane-granulés d'algues… Si avec ce mélange riche et luxueux les lauriers ne repartent pas, c'est direct la décheterie, j'ai dit !
Dans la soirée, une balade au 2e jardin nous fait constater la levée importante des deux jachères fleuries… dans moins de 2 mois, il se peut que ça soit joli…




Lundi 01 juin. Déjà. Toujours autant de soleil. Je commences à tirer la langue, les grosses chaleurs me fatiguant légèrement.
Pour ce lundi de Pentecôte, ce sera du jardinage de feignant, à l'ombre. La taille sévère du ceanothe a laissé un grand espace de terre assez moche devant la maison. Le bananier dans sa bassine n'arrive pas à combler le vide. Pour l'été, on décide de cacher un peu la misère en plantant à la va-comme-je-te-pousse tout ce qui nous reste sous la main.
On commence d'abord par semer des graines de pavots, de pavots de Californie, de pieds d'alouette, de Gaura blancs, on enfonce au doigts quelques graines de citrouille verte, puis arrive la plantation de godets : cosmos, giroflée ravenelle, gazanias, géraniums vivaces, soucis, lupin et une des heuchères (feuille kaki dessus/violet dessous). On termine par des petits pieds de poireaux (donnés par le voisin) que l'on va laisser monter en fleur… si ils veulent pousser. Arrosage abondant juste avant que le soleil n'arrive enfin sur le massif… Comme on doit partir en apéro-jardin, on bricole une barrière anti-gallinacés avec un vieux bout de grillage. C'est assez moche, mais c'est pour que les plants fragiles aient le temps de reprendre avant que Chasselas et Muscadet ne débarquent et foutent le souk dedans !


On part sur Rouans pour un apéro bien tassé et une visite de jardin surprise, Martine et Jean-Paul nous ayant caché qu'ils avaient également près d'une centaine de rosiers disséminés dans leur drôle de jardin…
Retour molasse à la maison pour le déjeuner sur la terrasse… Au café, je bouquine "L'éloge des vagabondes" du célèbre jardinier Gilles Clément. J'y apprends que les Nigelles de Damas s'appellent en anglais des "amours dans le brouillard" ou des "diables dans la brousse"…

Fin d'aprem, drame en vue : en observant une fourmilière envahir un géranium vivace, on lève le nez sur le rosier Albertine et constate qu'il est subitement très mal en point : feuille roussies et tâchées, fleurs en vrac, piteux état… Coup de chaud ? Coup de froid ? coup de pluie ? coup de poule ?
la solution Ministérielle est radicale et embaumante :
PURIN D'ORTIE SUR TOUS LES ROSIERS !


Ce chaud lundi se terminera donc dans le doux parfum de purin qui se répandra dans tout le jardin et la maison… C'est bon pour les rosiers… et ça dégage les bronches !



20:51 Publié dans week-end au jardin… | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : jardin, roses, lupins, digitales, pavots, coquelicots
samedi, 30 mai 2009
Chien chaud et poulet (presque) froid…

Lundi, première journée de célibat, Mon Ministre ayant grimpé la veille au soir à la capitale pour raisons professionnelles.
Il pleut. Beaucoup. Toute la journée. On en profite pour régler les affaires courantes (courriers, impôts, ANPE, avocat, VAE…). Ciné le soir avec "dans la brume électrique", polar sympa mais sans plus… Il pleut aussi sur l'écran. Décidemment.



Mardi, ça démarre tout grisou mais dès 10h30 le soleil arrive. J'ouvre la maison de tous côtés et je commence un grand ménage… Bree Van de Kamp is back !
Dans l'après-midi, considérant que notre essai de gazon mi-tondu mi-poussé prend des allures de jungle amazonienne, je sors la petite tondeuse (l'autoporté étant hors-service) et je mets une grosse heure à couper le gazon, pas trop ras, juste pour remettre à niveau et faire ressortir les massifs.
À 50 cm de la dernière bande à tondre, j'entend comme un vieux bruit de casserole dans la tondeuse, un vrombissement d'hélice (mon cerveau lève les pieds machinalement, me rappelant la lame qui était sortie de son axe à l'automne dernier…). J'attends que la machine se calme, je coupe l'alimentation et soulève pour voir ce qui se passe… C'est tout simple, les deux vis qui tenaient la lame sur l'axe ont cédé net et la lame n'est plus entrainée… Mais merde alors… Mais qu'est-ce qu'elles ont ces machines infernales à tomber en panne au mauvais moment.

Je rappelle Nicolas, notre réparateur attitré qui débarque dans la soirée avec femme, enfant… et outils.
La petite tondeuse se répare facilement, j'aurais "presque" pu le faire tout seul… On rajoute un peu d'huile pour la forme et c'est reparti pour un tour. Nicolas peine un peu plus pour la panne de l'autoportée. C'est finalement le disjoncteur de sécurité qui est défaillant. La machine redémarre et ne cale plus quand on lance la tonte… Merveilleux, on "fête" ça autour de cidre brut bien frais.

Le soir, j'assiste pour la première fois à une réunion d'information et de consultation organisée par notre mairie sur nos chemins de randonnées. Sont invités randonneurs, agriculteurs, chasseurs, cavaliers, quaddeurs, bref, tous utilisateurs des chemins…
Une grande soirée du consensus mou, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, personne n'abîme les chemins, surtout pas les tracteurs ou les quad… J'aurais mieux fait de rester devant la Nouvelle Star… Heu, non finalement, faut pas pousser, je ne suis pas si désespéré…



Mercredi, encore du beau temps, mais il fait curieusement frais. Je ressors un vieux polaire et une écharpe pour la balade matinale avec Maurice le chien.
Dans l'après-midi, j'abandonne mon jardin pour monter sur Nantes. J'y récupère enfin mon titre officiel de VAE, qui traînait depuis un mois sur un bureau du centre de formation. Ceux-là, si je peux leur faire de la mauvaise pub !

Un vent froid me frigorifie dans les rues de Nantes et j'attrape moitié mal à la gorge pendant ces quelques heures citadines.
Le soir, un dîner tout à fait sympathique, invité à l'improviste par Fred et Mich qui ne voulaient pas me laisser tout seul comme une pov' fille…





Jeudi. Encore du soleil ? Et oui… Alors que j'avais prévu de jardiner un peu et continuer la tonte maintenant que les machines étaient réparées, un voisin vient blablater pendant une heure… c'est bien gentil, mais mon planning ultra-serré en prend un coup dans l'aile.
Je dois être pour midi pile sur Nantes pour déjeuner avec un ancien collègue de travail. Je prends tout de même le temps de ressortir la tondeuse et je me relance dans la coupe.
En grognant sur le gazon qui bourre malgré tout dans la machine, je ne vois pas tout de suite que Chasselas et Muscadet sont passés par le portail entrouvert et se baladent dans le 2e jardin, sans doute attirés par le bruit de la tondeuse (les gallinacés aiment beaucoup, ça fait remonter plein de truc à picorer!).
Et là, tout va très vite : je m'aperçois que la volaille est derrière moi, je brasse les bras pour les forcer à rentrer dans le premier jardin, Maurice le chien qui a décidé de jouer au con se met juste dans le passage, ce qui provoque un affolement général et une envolé de plumes : Muscadet réussi je ne sais pas comment à sauter par dessus le chien tandis que Chasselas se réfugie dans la haie, mais du mauvais côté. Complétement affolé, il se coince dans le grillage la moitié avant du corps et les ailes. Mucadet caquette de tous ses poumons tandis que Maurice débarque du côté de la tête de Chasselas et trouve l'opportunité sympa de régler une fois pour toute son compte à ce truc à plumes qui chante du soir au matin !
Je me branche rapidement 4 bras pour, dans le même temps, donner des baffes à Maurice et l'empêcher de guillotiner Chasselas, surveiller Muscadet pour qu'elle ne repasse pas dans le 2e jardin et calmer le pauvre coq pour le sortir de son piège grillagé sans rien lui casser.
J'arrive enfin à sauver la bête à plumes, tellement choqué qu'il accepte même que je lui fasse un gros calin dans mes bras.

Toutes ces péripéties animalières ne me mettent pas en avance et je file à toute allure à mon rendez-vous sur Nantes.
Dans l'après-midi, repos (mérité?) avec une sieste sur le lit de jardin. Pas un bruit, à part le chant des oiseaux et un agriculteur qui moissonne au loin…

Une énième tournée d'inspection en fin de journée, pour constater que les roses enfin sont bien parties et qu'il va falloir faire quelque chose pour les géraniums vivaces, qui phagocytent tout sur le passage.



Vendredi (à suivre, il fait très beau, ce n'est pas un temps à rester sur l'ordi…)

10:42 Publié dans Une vie de bourreau… | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : jardin, roses, tonte, tondeuse, poulet
vendredi, 15 mai 2009
Digestion lente et difficile…

Pendant que le déjeuner mijote, je me fais une balade-scéance photo macro dans le jardin ensoleillé ; Ça fait du bien à la tête, un peu prête à exploser ces derniers temps, il faut profiter de ces courts instants de sereinité…




Alors que Mon Ministre fait des aller-retour entre son atelier et la petite salle d'expo que l'on a aménagé dans la longère, je me secoue un peu et me lance dans une nouvelle tonte du jardin, histoire d'accueillir les visiteurs joliment…
Je chevauche l'autoportée et commence à suivre les courbes (harmonieuses, forcement harmonieuses…) des massifs. Après avoir tondu bien ras sur trois largeurs de machine, je demande "l'avis artistique" du Maître et il me valide le fait de laisser la pelouse tel quel, moitié coupé, moitié sauvage…
On a les expériences amusantes que l'on peut…


J'enchaîne ensuite par un bistrot où je retrouve Patrice, Anne Chahine, Présidente de Jardins et Santé, ainsi que son mari.
Marie, une nouvelle (future ?) recrue pour l'association nous rejoint également et nous passons une très bonne soirée à discuter de l'évolution de Jardins et Santé et de la création éventuelle et souhaitée d'un fond de dotation pour les Pays de la Loire…
Le bon vin m'aidera à passer une nuit plus apaisée… Le gros rouge qui tâche, y'a que ça d'vrai !


Alors que Mon Ministre part assez tôt accueillir les scolaires à l'expo collective dans le bourg, je vois la matinée défiler en ne faisant pas grand chose, entre coups de fil et discussion avec les voisins.
Je me gèle littéralement pendant la promenade matinale avec Maurice le chien ; il fait 12°C, le ciel est bas et gris et un vent froid et violent me transperce de toutes parts… Mais qu'est-ce que c'est que ce mois de Mai ?
Patrice revient vite fait pour le déjeuner avant de repartir pour une nouvelle fournée d'écoliers (il aura fait visiter l'expo à plus de 250 enfants au final…).

"Sauvage, MAIS… Maîtrisé" !
Le soleil me chauffe gaillardement le dos pendant que j'avance, accroupi, et que je coupe cms par cms… Maurice me suit de près en distillant les mini-siestes, le nez dans le gazon frais, un coup le cul pas trop loin des ciseaux à gazon, un coup la tête sur le sac de déchets…
À 17 heures, je file à la mairie jouer les Tintin reporter® pour l'inauguration "tout feu tout flamme" du gaz de ville dans le bourg…
GRDF a installé une petite mise en scène un peu ridicule pour immortaliser l'instant : une espèce de flamme olympique du pauvre, branchée sur le réseau de gaz flambant neuf, que Monsieur le Maire allumera avec un briquet géant !

Cela n'annonce rien de beau pour le week-end… C'est encore les iris qui vont piquer du nez !

20:08 Publié dans Nettoyage du jardin | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : jardin, ouverture de jardin, jardins et santé, l'art prend l'air, expo peintures
lundi, 04 mai 2009
J'effleure… des champs…

Presque 3 jours de quasi beau temps sans interruption… On croit rêver ; serions-nous en mai ?
Samedi, après le marché et le déjeuner sur la terrasse, on se secoue un peu et sautons dans nos bottes : Pour Mon Ministre ce sera taille des haies et pour moi, tonte généralisée de la pelouse…
Il fait beau mais le sol est encore humide et l'herbe est grasse… J'ai un mal de chien avec la petite tondeuse qui bourre pas mal… Ça ne sera pas mieux avec l'auto-portée. La volaille découvre sans peur et avec grande curiosité cette grosse machine qui fait du bruit… Une telle curiosité que je dois être constamment sur le qui-vive pour ne pas écraser Muscadet qui s'intéresse de TRÈS prés à la mécanique… Tout le monde a décidé de m'emmerder cet après-midi car Maurice le chien décide de commencer sa sieste au soleil LÀ où ce n'est pas tondu… et visiblement, mes passages répétés dérange sa canine oisiveté…
Mon Ministre, entre deux coupes et deux grognements pour ses lombaires qui ne supportent pas vraiment le taille-haie, me demande de ne pas TOUT couper le gazon dans le premier jardin, juste les bordures pour dégager les massifs, et "champêtre et pâquerettes au milieu"… Pourquoi pas, mais bon, entre les poules, le chien et la pelouse qui bourre, je ne me sens pas spécialement une âme de scénographe du brin d'herbe…

Alors que je commence la tonte, aussi pénible et labour-rieuse, dans le 2e jardin, Mon Ministre m'éjecte de l'autoportée sans ménagement, le mal de dos lui faisant visiblement oublier les plus simples régles de l'amabilité…
Mon nouveau job de fin d'après-midi sera donc de ramasser toutes les coupes de haies afin de les amener, par brouette, sur le tas, à embraser prochainement. Je boude un peu (beaucoup) sur mon balai à gazon et le jardinage se termine à 19 heures passées… Le samedi soir ne sera pas enfièvré…






La journée se passe sympatiquement, en très bonne compagnie, et on se retrouve dimanche soir sans s'en apercevoir…
Un très beau documentaire, "nés pour danser" nous émeut tous les deux sur Arte, et clôt dans l'harmonie, ce week-end…



Alors que Mon Ministre reprend ses activités municipales sur l'ordi, je mets ma panoplie de Bree Van de Kamp et me lance dans un grand coup de propre dans la maison…
Il y a un mois, nous avons fait retourner deux fois des larges surfaces pour y créer des jachéres fleuries. La pluie, les plannings surchargés, mes examens nous ont fait prendre un peu de retard pour lancer les graines à toutes volée. Surtout qu'avant de jouer la semeuse, il faut encore ratisser l'ensemble des futures jachéres pour niveler et enlever les déchets, mottes d'herbes qui repoussent déjà… Je sais que ça va être long, que ça va être dur, mais quand faut y aller, faut y aller…
De 14 à 17 heures, je gratouille donc avec croc et râteau… La terre bien que retournée est compacte et grasse, la mauvaise herbe est omniprésente… et le soleil cogne bien… Je me siffle mon 1,5L de flotte et, avant de passer l'arme à gauche, je décide que Rome ne s'étant pas fait en une demie journée, la préparation de nos jachères s'étalera également sur plusieurs jours… Je constate que je n'ai pas dû préparer plus du tiers de la premiere jachère… Glups, moyen le rendement.
De toutes façons, "Yé n'en peu plou"… Je ne sens plus mes mains, mes doigts, mon dos et j'ai mal au crâne (petit coup de chaud)…





20:07 Publié dans week-end au jardin… | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : jardin, tonte, tondeuse, terrasse, jachére fleurie
lundi, 09 mars 2009
La mare aux camélias…

Samedi, tournée rapide au marché sous un temps hésitant et froid. Nous sommes VRAIMENT en mars avec 10 mn de grisaille pour 10 mn de beau temps…
Dans l'après-midi, nous avons rendez-vous dans le bourg pour un café-cake aux litchis où des amis nous proposent de devenir propriétaire d'un coq ! L'idée nous parait d'abord saugrenue, puis elle fait son chemin et finalement on voudrait bien l'embarquer cette volaille… Mais il faut d'abord lui préparer un enclos et un poulailler… Et Maurice le chien va-t-il accepter de partager sa pelouse avec un gallinacé (sans doute accompagné de sa moitié) ? Le dossier à plumes est en cours d'études…
Nous passons ensuite une bonne partie de l'après-midi (ensoleillé) dans le jardin d'un habitant d'un autre hameau du bourg, adhérent aux "Jardiniers de France", vieille association d'amateurs de jardin. Un représentant est présent pour nous montrer et apprendre les rudiments de la taille des fruitiers… L'après-midi est instructif mais sans plus et se termine au rosé et au quatre-quart, l'assemblée présentant un âge aussi avancée que l'association. D'ailleurs, le propriétaire du jardin souhaiterait passer la main et me verrait bien reprendre le flambeau… Avantage : un semi-professionnel vient tailler en démonstration les arbres, rosiers et arbustes de ton jardin, désavantage : il faut accueillir plusieurs fois par an des fournées de petits vieux dans ton jardin… Je vais donc réfléchir… Surtout que je ne voudrais pas que ça empiète sur notre action avec l'association Jardins et Santé…
On s'arrête à la déchetterie au retour et on tombe sur une mine de vieilles bassines et gamelles plus moches les unes que les autres : un vrai trésor !
Soirée un peu merdique… on passe…

Dimanche, nous partons sous un semi-crachin à un vide-grenier qui se résumera à un vide-cochonneries et "fallait pas" en tout genre. Nous sommes de retour au bout de 20 mn…
Une discussion s'engage alors sur LE gros projet en cours du jardin : la création d'un plan d'eau. On échafaude sec autour de la table et, profitant d'une accalmie, nous sortons pour juger sur place de l'envergure du projet et de la tournure que l'on pourrait lui donner… Pour me calmer les nerfs, j'en profite pour scier un des 4 peupliers à abattre… Ça soulage toujours…


Nous ne sommes pas encore d'accord sur tout, mais les grandes lignes du projet aquatique se dessinent. Comme le temps devient plus clément, nous filons rapidement sur Nantes, nous balader au parc du Grand-Blottereau où la composition d'un plan d'eau nous plaît bien…Autant pomper les bonnes idées ! On en profite pour traverser le jardin coréen, la forêt de bananiers ratiboisés et le jardin méditerranéen où Mon Ministre à l'audace de voler honteusement un tout petit pied d'euphorbe…






Soirée extrêmement merdique… on re-passe…








Et après ? Ben, les 2 heures de concours sont passées très vite mais je ne pense pas avoir trop merdé et bien organisé mon travail et mes réponses. À voir si mes réponses à l'analyse du texte sanitaire et social, aux questions de biologie humaine et aux quelques problèmes de conversion correspondent aux attentes des examinateurs… Réponse pas avant le vendredi 20 à 14 heures…
Heu, au fait, rassurez-moi, l'humérus et l'utérus, ça fait bien parti du système digestif, non ?
20:58 Publié dans week-end au jardin… | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : nantes, parc, jardin, jardin des plantes, parc du grand blottereau, camélia
samedi, 31 janvier 2009
Le jardin sur son 31…
Entre un "entretien PERSONNALISÉ d'aide au retour à l'emploi" jeudi matin et "une réunion d'information de groupe préalable à un entretien d'OPPORTUNITÉ" (véridique…) ce samedi matin, j'ai trouvé le temps hier aprem de passer un moment au jardin…
Et bon dieu que ça fait du bien. Un frais soleil s'était décidé à m'enjoliver la journée, je n'avais plus qu'à m'exécuter…
Pour ce "retour à la terre" (encore bien humide), je me suis contenté d'inspection dans les grandes largueurs, de ramassage de bois morts tombés pendant les coups de vents successifs et de la coupe rase des vivaces sur le massif central du jardin…
En gratouillant un peu, en dégageant les feuilles ou en enlevant de la mousse, on s'aperçoit que la "Natoure" est bien là, sur le qui-vive, à fleur de terre, prête à sortir… aux premiers réchauffements.
Déjà, les crocus s'ouvrent, la daphnée offerte pour mes 40 ans embaume près de la cuisine, les joncquilles gonflent de la tête, les tulipes montent en feuilles, les camélias s'apprêtent à rougir et les jacinthes percent la terre…
Ça sent bien le mois de février tout ça !










Je taille, je taille, je taille… je brouettise…
et surtout des cakelets !
14:49 Publié dans Ballade au jardin… | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : jardin, premières pousses, crocus, jonquille, narcisse, jacinthe, tulipe
mercredi, 24 décembre 2008
Noël au jardin, Pâques dans le sapin…
Deux jours de quasi printemps : Il fait (presque) chaud et beau. Ciel bleu im-ma-cu-lé et le soleil qui inonde la maison.
Ce midi, pendant le déjeuner, il fait presque 26°C derrière les baies fixes… Comment voulez-vous qu'on ne tombe pas malade avec des écarts de températures pareils ?
Alors que mes sinus s'asséchent peu à peu, c'est Mon Ministre qui retombe dans les mouchoirs et les toux caverneuses. Ce ne l'empêche pas de sortir jardiner, terminer la taille des rosiers et re-plantouiller en masse fournie des pieds de campanules qui n'avaient pas été ex-ac-te-ment planté comme il faut précédement par "me himself tout seul". No comment.
Pendant que je circule de Nantes à Pornic pour préparer mon stage de début janvier avant de travailler (si, si, je travailles…) sur l'ordi, Mon Ministre prend quelques photos au jardin…









09:00 Publié dans le jardin vu de loin… | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : jardin, jardin de noël, noël au jardin
vendredi, 21 novembre 2008
Mes rosiers ont les boules…
Bon, qu'est-ce qu'ils nous racontent à Météo France ? Le froid devait nous tomber dessus, on hésitait entre retricoter 20 cm d'écharpe au point arrière ou aiguiser des pieux contre les ours polaires, on préparait les pelles à neige et les pièges à loup… et voilà qu'une douceur humide (14/15°C) nous enveloppe à la place d'une bise glacée…
Bon, bah pas grave… Après la balade matinale avec Maurice le chien où je constate que les fossés du hameau on été taillés et récurés pour la foire, je laisse Mon Ministre à ses écritures municipales et je sors dans la cour pour ramasser les feuilles une éniéme fois. Je pense malgré tout que c'est le dernier nettoyage car les arbres commencent à ne plus avoir un brin de chlorophyle sur leur branches…
Après avoir passé une bonne heure à faire mes tas, les ramasser et les transbahuter en brouette sur le méga-tas de déchets verts du 2eme jardin, je m'octroie une ballade au jardin et je m'aperçois que la douceur ambiante a fait refleurir nombre de nos rosiers… alors oui, les roses ne sont pas nombreuses, elles sont un peu souffreteuses, mais c'est joli quand même. Sur la plupart des rosiers, les fruits éclatent de rondeurs rubicondes, dans un camaieu qui va du orangé au rouge sombre… Les oiseaux adorent boulotter ces fruits et laissent des petits tas partout sur les tonnelles et la pergola…
L'après-midi, je pars m'énerver à mon agence ANPE, puis retour rapide à la maison pour comater un peu et ensuite faire un tour à Nantes. De retour à la maison, Patrice enfile son costume de Ministre de la Culture et nous filons à la salle de spectacle municipale (comble, une fois de plus) pour assister au joli spectacle de Xavier Mortimer…
Demain, évidemment, dès 7 heures du mat', c'est la Foire à la pie qui commence…

















23:02 Publié dans Ballade au jardin… | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : jardin, roses, climat doux, foire à la pie
jeudi, 02 octobre 2008
bonnes feuilles, bâche et tomates vertes…
Une nouvelle journée de froid et de pluie, voir même de grêle ce midi, alors que les artisans continuent vaille que vaille à démonter l'ancienne toiture de l'atelier. Même si nous grognons contre le fait qu'il pleuve LE JOUR où les travaux commençent, nous sommes conscients que ces arrosages naturels font du bien au jardin.
Un jardin qui devient peu à peu célèbrissime : après les articles dans les journaux pour l'ouverture en mai, voici que nous avons droit à une parution dans un magazine national "avec photo" et également une longue description de notre jardin dans un petit bouquin bien sympathique qui vient de sortir sur des ballades vertes en Loire-Atlantique… le début de la gloire… On en est à se demander où drainer pour installer le futur parking pour les cars de touristes japonais…
Seul point délicat, l'auteur, dans ses envolées lyriques pour décrire notre jardinet, parle dans un futur proche de plan d'eau avec flore et faune associées… Heu… ben c'est bien joli tout ça… c'est vrai qu'on a envie d'eau dans notre jardin… mais QUI va creuser ? J'en connais déjà qui sont en train de préparer leur speedo® et leur serviette-éponge griffée… Non, non, on a dit plan d'eau… PAS piscine.







14:57 Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : jardin, automne, pluie, toiture en ruine





