jeudi, 25 juin 2009
And the chicken has been…


Trop de vent, trop de chaud, trop de blues (trop de soucis?)…
Malgré le beau temps d'été, la semaine n'est pas vraiment géniale, même si elle file comme l'éclair. Pleins de petites merdes à faire qui te remplissent tes journées que tu trouves un peu trop vaines le soir juste avant de te coucher… Beaucoup de mal à me mettre dans mes révisions. Même le Lillet® bien frais ne réchauffe pas les coeurs et les esprits…


La chaleur soudaine a déjà fatigué le jardin. Avec les explosions de massifs "made in volailles", je ne sais par quel bout commencer pour redresser la barre. Et ce mal de dos qui continue, lancinant… Putain, mauvaise semaine.


J'arrose tout de même mon potager, fait une coupe d'été au thym, tente de planter une jolie fleur bleue ramenée de Perros-Guirrec… Elle tiendra 12 mn… juste avant le passage de Chasselas !
Muscadet est repartie ce matin. Evidemment un peu déçu que cette adoption se termine aussi vite mais soulagé pour mon jardin… qui n'avais vraiment pas besoin de ça. Les adieux ont été laborieux, 1/2 heure à tenter de la choper avant de la mettre au fond d'un carton, mais les yeux sont restés secs.
Toute la journée, Chasselas errera dans le jardin à la recherche de sa poule (et éventuellement d'un godet frais planté à faire valser…)… On lui accorde une nuit avant de lui trouver un autre jardin à massacrer.


Cet aprem, sous un soleil lourd d'orage (qui ne viendra pas), je termine de tailler les rosiers Pierre de Ronsard et Mme Isaac Peirere. Balade au 2e jardin où les jachères montent, montent… et commençent à fleurir… dans des nuances de bleus… avec quelques cosmos violet en touches cosmétiques…


Une fin de journée courbé en deux (tant pis pour mon dos) où je me fais un bon 55 mètres de bordures nettoyées et redécoupées aux ciseaux à gazon. Les massifs se détachent à nouveau… Et demain, si on tondait ?

Mais au fait, dans 6 mois, c'est Noël !
21:20 Publié dans Une vie de bourreau… | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : juin, canicule, chaleur, été, poule, coq, poulailler
samedi, 25 avril 2009
Fier comme un… et con comme une…

Une semaine forte encore en haute pression.
Beaucoup de lectures, de révisions, de bourrages de crâne jusqu'à plus soif…

La bonne nouvelle du lundi, l'arrivée du nouvel ordi, se transforme en méga crise de nerfs quand je constate que les documents récupérés sur le Mac hors-service ne sont pas accessibles ou utilisables et que le modem qui fonctionnait sans probléme sur l'ordi précédent (qui n'avait pas encore 4 ans) n'est évidemment plus compatible… Argh… Oh, joies de l'informatique (j'te foutrais tout ça par la f'nêtre moi…)
La semaine se déroule ainsi, entre printemps humide, coup de chaleur subit, montée d'adrénaline ou coup de blues pré-examen…

Mercredi, je passe une bonne partie de l'après-midi une nouvelle fois sur les problémes d'ordi… qui se résolvent enfin (vu le prix, vaut mieux, ça coûte le bras d'un chômiste ces trucs-là !). Il restera à régler la nouvelle connexion (haut débit, oui… même dans notre campagne profonde…)…
Jeudi, LA grande journée de la semaine avec mon épreuve d'oral pour l'entrée à l'école d'aide-soignant. Lever de bonne heure, une longue promenade de 2 heures dans la campagne pour m'aérer (ou me vider) la tête en compagnie de Maurice le chien qui n'en demandait pas tant… Il faut beau… et chaud. Ma tenue officielle d'examen sera jean denim et petite chemisette de coton blanc… Restons sobre.
Arrivé à 13 heures à l'école d'infirmières (et oui, beaucoup de choses se conjuge au féminin dans les métiers de la santé…), pour un RDV officiel à 13h15, je passerais mon oral à… 16h20. Double-argh : plus de 3 heures à attendre dans une salle blanche et vide avec 15 autres candidats qui se regarde du coin de l'oeil…
L'oral se passera plutôt bien (enfin… je crois), avec un thème sur lequel, j'espère, je n'ai pas fais de hors sujet. Résultat le 13 mai à 14 heures. D'ici là, inutile de se ronger les ongles, je n'ai pas assez de doigts pour tenir plus de deux semaines…

Un jardin qui est bien animé depuis 2 semaines depuis l'arrivée de Chasselas et Muscadet. Nous avons déjà eu livraison d'une douzaine d'oeufs, échappé à un carnage Maurice-Muscadet, ramasser 23 kg d'écréments de gallinacés… et supporté les chants tonitruants de Chasselas qui vocalise… quand ça lui chante… Il a de la chance d'avoir fier allure, sinon il va finir rapidement dans le vin rouge…






22:32 Publié dans Ballade au jardin… | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : coq, poule, poulailler, oeuf, oeuf frais, volaille, gallinacé
vendredi, 03 avril 2009
La cage au coq… où l'art de lisser les plumes en quatre…

Jeudi, grande, belle et longue journée. Alors que je potasse tranquillement ma prépa sur la terrasse, Mon Ministre veut persister et signer… et se met donc en action pour réaliser son idée… le toit du poulailler en tuiles rondes.
Alors que je m'enquilles protection social, environnement et loisirs, Mon Ministre tronçonne au lapidaire des dizaines de tuiles, teste les angles découpés, monte accrocher des tuiles sur la structure, redescend, remonte…


Tel la Suisse face au moindre mouvement belliqueux planétaire, je me plante le nez dans le bouquin et j'attend que ça passe…
À l'heure du déjeuner, Patrice rend les armes et annonce d'un air sombre que le poulailler n'aura pas de toit en tuiles canal à 6 pentes avec un joli machin original en haut, en terre cuite modelée à la main par un jeune potier brun de toscane, pour faire zoli…
À 13 heures, nous retournons à 2 tourner autour de nos 6 poteaux de châtaignier. Après délibérations, il est convenu que nous allons grillager l'ensemble de la structure… et que sur le toit, nous allons essayer de mettre des morceaux de canisse, utilisés il y a quelques années sur la pergola et qui est stocké à ne rien faire dans le garage…

Nous passons déjà un certain temps à découper les 6 panneaux de grillage pour le toit et à fixer l'ensemble… Évidemment, l'agrafeuse n'agrafe que quand elle veut… Et c'est pas quand on le veut nous… Joie du bricolage, allégresse de l'activité manuelle…
Le toit est ENFIN grillagé. J'ai beau être crémé largement, je sens le soleil me cogner à plein dessus.
Je découpe une bande de 30 cm de large dans un des rouleaux de canisse. Mon Ministre me laisse faire, m'aide à l'installation cahin-caha… et ne peut constater que l'étendue du désastre : c'est pas terrible, ça pendouille, les bouts de paille se barrent avant d'avoir été mis en place… Bref, la cata.
Toit en tuiles, toit en paille ; 0-0 = match nul et aucun vainqueurs…
Quelques minutes de flottement dans le jardin ensoleillé.
Je foutrais bien un jerrican d'essence sur ce foutu poulailler qui commence à me gonfler sérieux… Mais brûler du grillage à poules, c'est pas aisé, y'a que des trous…
Mon Ministre prend de la hauteur et, juché sur l'escabeau, décide que le poulailler sera "naturel" ou ne sera pas. Bref, après avoir cherché pendant des jours et des jours à faire très compliqué, on fait dans l'ultra-simple : du grillage… et des plantes qui grimperont dessus ! En parlant de plante, on se saisi (avec tact et doigté) du chèvrefeuille qui dégouline juste à côté de la construction à volaille pour en tirer quelques longues ramifications pour les disposer (et attacher) dans des courbures "artistiquement naturelles"… On se croirait presque en train de préparer un stand pour les futures Floralies Internationales de Nantes du mois prochain… y'a plus qu'à planter une tulipe tous les 10 cm et on y croira…



Plutôt que de la tulipe, on énumère tout ce qui peut grimper sur ce grillage : chèvrefeuille donc, mais aussi clématite (sans doute une bleue), rosier grimpant (sans doute un rouge), des lierres, des capucines… et sans doute les pieds de pois de senteur ou d'ipomée qui grimpent dans l'atelier…
Mais bon, on ne s'emballe pas… avant les plantations, faut terminer l'installation du grillage. Les 5 pans se seraient plutôt facilement agrafés si il n'avait pas fallu régler encore et encore l'agrafeuse pour qu'elle nous crache correctement ses agrafes… Il est 18 heures passées lorsqu'on s'attaque à la porte, son grillage et sa fixation. Patrice trouve une idée pas idiote pour l'installer… en priant pour que ça tienne plus d'un été.
19 heures est bien entamé lorsque nous retournons à la maison…
Pas loin de 6 heures non-stop pour fixer moins de 20 mètres de grillage… J'adore.
Je n'ai plus aucune force mentale pour juger si ce qu'on a fait est joli ou pas…
En tout cas, les visiteurs qui passent nous disent qu'on a fait une charmante… volière. Hum-hum…


Vendredi, réveil blanc. Le grand soleil et les 18°C de la veille ont laissé la place à un épais brouillard un peu frais… qui ne commencera à s'éclaircir qu'en milieu d'après-midi. Entre-temps, j'aurais lu 2 chapitres de plus de ma prépa, j'aurais terminé mon dossier de synthèse professionnelle pour ma VAE que je passe lundi matin, j'aurais préparé une tarte maquereau fumé au poivre-crevettes-épinards (et en plus c'est bon), Patrice sera retourné à son atelier, Maurice se sera recollé à son grillage pour lécher voluptueusement Samba la cocker et se secouer l'arrière-train à s'en faire des tours de rein, un agriculteur se sera à nouveau arrêté dans le 2e jardin pour passer pendant 2 heures un petit motoculteur dans les futurs massifs de jachères fleuries…




Heureusement que le week-end s'annonce chargé, sinon, nous l'aurions certainement passé, également à se faire des tours de reins… à ratisser les centaines de M2 de mottes et de touffes d'herbes retournées…

22:20 Publié dans Rêveries du vendredi… | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : poule, coq, poules au jardin, poulailler
jeudi, 26 mars 2009
Rase campagne…

Pas grand chose à raconter de vraiment intéressant ces jours-ci…
La musique semblant adoucir les moeurs contrariées, nous allons en soirée à l'opéra de Nantes, écouter le quator Liger jouer du Brahms…










20:36 Publié dans Une vie de bourreau… | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : poules, coq, poulailler, poules au jardin, examen haut la main…
vendredi, 20 mars 2009
Un jardinier dans la moyenne…
Une promenade matinale bien fraîche ma fois, malgré le grand soleil et le ciel limpide. Un vent froid souffle du nord ou de l'est et refroidi sérieusement le jardin.
Pour ne pas trop penser à l'échéance de 14 heures, je m'active dans tous les sens : arrosage des massifs que nous venons de nettoyer et de réorganiser, fouille dans le garage et la longére pour préparer un stock de "fallait pas", de "qui nous a offert ça" et de "mais on a vraiment acheté ce truc" en vue du vide-grenier auquel nous participons dans 9 jours…
Je prépare ensuite du porc moelleux à la bière, au miel et avec des cardes (ou poirée blanche) et des herbes du jardin.
À 13 heures, Mon Ministre va faire la chenille à la maison de retraite pour l'anniversaire d'une centenaire.
Je sors au jardin (après m'avoir préalabrement crêmé 60+) et après quelques hésitations, je m'attèle au dessin et à la structure du poulailler. Un "léger" désaccord règne sur ce projet. J'envisageais la chose avec quatre piquets et du grillage à poules quand Mon Ministre, fidèle à sa devise "pourquoi faire simple quand on peut faire TRES compliqué", se projetait déjà dans un mix entre le hameau de la Reine à Versailles et le château de Neuschwanstein, le tout en format gallinacé.


La vie étant une série ininterrompue de compromis, nous piocherons dans les deux projets. L'idée de départ est de tracer un cercle de 2 mètres de diamètres au coeur d'un massif à l'angle sud-ouest du 1er jardin. Sur ce cercle, je calcule six espaces de 1 mètres chacun pour l'emplacement de six futurs poteaux…
Notre poulailler sera hexagonale ou ne sera pas. L'implantation est délicate car le massif est évidemment planté depuis des années et il faut enlever, déplacer ou détruire le moins de plantes possible. Seul, le rosier anglais "Abraham Darby" se retrouve inclus dans le cercle et va devoir être déplanter. Je mesure, je dessine, je trace, je plante mes six pré-poteaux pour juger du volume et de l'emplacement.
Il est 14 heures et 10 mn, je monte rapidement me connecter au site du CHU de Nantes pour voir les résultats d'admissibilité. C'est bête, j'ai une méga boule au ventre. Pas de résultats… j'attends 10 mn… toujours rien… Un peu tendu, je redescend au jardin.
Une fois, les bases installées, il faut maintenant nettoyer l'espace de toutes les plantes qui le remplissent : une brouettée de lichnis, de primevères, de jonquilles, de berce du caucase, de lis blancs, d'éphémère de Virginie, d'iris…
14h45… toujours pas d'infos sur le site du CHU… la tension remonte d'un cran.
Alors que je gratouille le rosier anglais afin de dégager le pied, je déloge un lézard vert (Lacerta bilineata) en pleine fin d'hibernation. Visiblement, le reptile est un peu groggy et un peu surpris de retourner au jour plus tôt que prévu… Après l'avoir exposé au soleil pendant quelques instants et sauvé des babines curieuses de Maurice le chien, je suis heureux de constater que le bestiau reprend de "l'écaille" de la bête… et file se réfugier dans le muret.


Mon Ministre rentre de son double jubilé et n'est visiblement pas très satisfait de la façon dont je dépote et replante à la hussarde les vivaces… Je ne suis pas spécialement d'humeur à écouter ses conseils pédagogiques.
15h45… je remonte une énième fois vérifier le site du CHU… et la liste des candidats admissibles est enfin mise en ligne. Gros coup de stress, 1ere page, de A à K, 40 candidats ; 2eme page, 35 candidats retenus… dont ORDRENNEAU Denis.
Yipee.
Une étape de franchie… Reste à attendre le courrier qui m'informera de la date de l’épreuve orale d’admission.
75 candidats donc, qui ont eu au moins la moyenne pour accéder à l'oral. Vu l'amphithéâtre rempli le jour de l'examen, cela fait au moins 2/3 de recalés… je ne m'y attendais pas.

Sur cette nouvelle heureuse, je retourne à mon poulailler, ou plutôt à sa base. Alors, que le vent froid se fait de plus en plus dur et que le massif passe à l'ombre, je termine complément le nettoyage du "chicken-space"… Ce week-end, il ne restera plus qu'à déplanter avec toutes les précautions possibles le rosier "Abraham Darby" afin de le trimbaler jusqu'à l'entrée du 2eme jardin pour que ce "sas" soit jaune et parfumé…

21:11 Publié dans Rêveries du vendredi… | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : poules, coq, poulailler, poules au jardin, examen haut la main…





