samedi, 23 mai 2009

Je joue à la marchande ou je jardine ?

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Mercredi, le temps est un peu lourd mais se maintient dans le semi-beau. Je pars donc au potager commencer ce que je n'ai pu faire pendant le week-end, ayant été préposé d'office en groom d'accueil pour la visite de l'atelier de peinture…
La tâche du jour est de retirer une grande partie de la terre de mon potager en carré, d'en benner deux brouettes enrichies en compost dans une très grosse bassine afin d'y planter des dahlias bleus, de mélanger le reste de terre potagère avec du compost et un sac de 20 kg de fumier de cheval, de remplir à nouveau les carrés et d'y remplanter enfin (oui, je sais, je suis trèèèèès en retard…) une bonne grosse douzaine de pieds de tomates (bio du marché et Sub Plenty Artic de Perros Guirrec).
Les pieds sont ridiculement petits par rapport à ceux qu'on trouve en magasin ou sur les marchés en ce moment mais ce sont MES pieds de tomates, qui ont poussés SANS ENGRAIS, SANS CHIMIE, à partir de MES graines, récoltés l'été dernier sur MES tomates. Bref, ce n'est plus du potager, c'est de l'amouuur…
Tout cela me prend une bonne partie de l'après-midi. Sur ma lancée, je plante également poivrons, potirons et courgettes. Ça sent bon la terre chaude et le cheval humide… un bonheur.

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Alors que tel les Danaïdes, je remplis sans fin carrés, brouette et bassine, Mon Ministre se met en tête de tondre prestement le deuxième jardin avant que l'herbe ne soit définitivement trop haute…
La machine vrombissante ne sera pas lancée depuis 20 minutes, que déjà Patrice s'étrangle de colère et vocifère à tous champs. La tondeuse broute, cale, bourre, toussote, s'arrête… bref, ne tourne pas rond. Nous l'avons fait réviser cet hiver mais c'est tout juste si elle ne fonctionne pas moins bien depuis…

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Dans la soirée ensoleillée, je dégage un massif proche de la terrasse d'une plante aux fleurs jaunes très jolies mais extrêmement envahissante… et colorante : je ne vois pas qu'un jus orange vif coule de ses tiges et ma chemisette blanche en coton se fait largement vitrioler au passage… Je peux dire adieu au blanc virginal…

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Jeudi, on reçoit. Dès 9 heures, préparation du bourguignon (qui se révélera être un boeuf-carottes !) et des sablés maison nappés généreusement de créme de citron maison. Les oeufs (de Muscadet) mimosa et les poivrons grillés feront un entrée et mon oncle et ma tante pourront arriver…

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On prend son temps ; apéro et café en terrasse, repas à l'intérieur pour cause de ciel couvert, qui se dégagera si bien que l'on décide d'une bonne balade digestive dans notre campagne.
Traversée des hameaux de Bellevue, La grande angle, La petite angle, La porcherie, Lunière et retour à la maison bien mérité.
Mon Ministre s'octroie une large sieste pendant la vaisselle et, alors que j'aurais bien fait une pause (c'est bien des fois, de ne RIEN faire…), il sort poteaux, clous, vis et masse pour créer quelques barrières champêtres destinées à retenir le poids des campanules glomerata Superba et des futurs dahlias de l'été…

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Une derrière promenade nocturne dans un jardin sonorisé de grillons et de grenouilles et je terminerais ma difficile ascension vers le sommeil…

 

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Vendredi, un temps magnifique… enfin le mois de mai. Ciel bleu, soleil. Enfin.
Invitation "sur le pouce" par des voisins "du bout de la rue" : de 12 à 17 heures, devant le joli jardin boisé, nous buvons et mangeons sur la terrasse ; boudins antillais, andouillettes au muscadet, saucisses aux herbes, merguez, côtes de veau, fromages, salades croquantes du jardin, salade d'oranges à l'ail (recette Ministérielle…), brioche à la confiture de pêche maison et glace à la mangue…
Nous sommes passés directement du 22 mai au 15 août…

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Retour traînant à la maison où Patrice souhaite d'un seul coup (le Côteaux de l'Aubance peut-être…) accrocher de nouveaux tableaux dans le salon. On ressort escabeau et outils afin d'installer le triptyque… Le mur est sans doute un peu trop petit pour les trois oeuvres ;  cela risque d'impressionner les prochains invités venus innocemment pour un apéro et qui se prendront des intestins pendouillants en pleine face… Pour plus de sécurité, on leur distribuera des capuches "blood-proof"…

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Après l'accrochage, Patrice digère à l'horizontal sur le canapé tandis que je vais jouer au labrador de base, c'est à dire, sieste le ventre au soleil et la truffe dans les pâquerettes… Grand moment de sérénité seulement troublé par les gloussements de joie gustative de Chasselas et Muscadet qui découvre, sectionne et dévore un orvet tout gigotant qui aurait bien voulu au moins connaître un jour d'été…
Bref, tout le monde a fait bombance à la fin de la journée ! Et dire que ce n'est que le début du week-end…

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Je découvres sur ma messagerie ce soir qu'un fameux site de vente en ligne, ayant pognon sur rue, me contacte après avoir été "séduit" par les "design, fraicheur du contenu, originalité, intérêt des articles" de mon blog.
Si.
Et il me propose un partenariat.
Si.
Et là, j'ai le droit de choisir un cadeau parmis quatre généreusement proposés.
Si.
Et que même si j'en parles sur mon blog et que je me un lien commercial je le garde mon cadeau.
Si.

Choisissez votre cadeaux:
Choix N°1 : Taille-Haies Electrique
Choix N°2 : Coupe-bordure Automatique
Choix N°3: Pulverisateur
Choix N°4 :Hamac

Humf.

Dis Mosieu "chemindemarché", tu n'aurais une tondeuse autoporté de grande qualité et ne calant pas d'une valeur de 40 € dans tes stocks par hasard ?
C'est mon choix n°5. Parce que je le vaux bien.
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vendredi, 03 avril 2009

La cage au coq… où l'art de lisser les plumes en quatre…

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Jeudi, grande, belle et longue journée. Alors que je potasse tranquillement ma prépa sur la terrasse, Mon Ministre veut persister et signer… et se met donc en action pour réaliser son idée… le toit du poulailler en tuiles rondes.
Alors que je m'enquilles protection social, environnement et loisirs, Mon Ministre tronçonne au lapidaire des dizaines de tuiles, teste les angles découpés, monte accrocher des tuiles sur la structure, redescend, remonte…

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Tel la Suisse face au moindre mouvement belliqueux planétaire, je me plante le nez dans le bouquin et j'attend que ça passe…
À l'heure du déjeuner, Patrice rend les armes et annonce d'un air sombre que le poulailler n'aura pas de toit en tuiles canal à 6 pentes avec un joli machin original en haut, en terre cuite modelée à la main par un jeune potier brun de toscane, pour faire zoli…
À 13 heures, nous retournons à 2 tourner autour de nos 6 poteaux de châtaignier. Après délibérations, il est convenu que nous allons grillager l'ensemble de la structure… et que sur le toit, nous allons essayer de mettre des morceaux de canisse, utilisés il y a quelques années sur la pergola et qui est stocké à ne rien faire dans le garage…

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Nous passons déjà un certain temps à découper les 6 panneaux de grillage pour le toit et à fixer l'ensemble… Évidemment, l'agrafeuse n'agrafe que quand elle veut… Et c'est pas quand on le veut nous… Joie du bricolage, allégresse de l'activité manuelle…
Le toit est ENFIN grillagé. J'ai beau être crémé largement, je sens le soleil me cogner à plein dessus.
Je découpe une bande de 30 cm de large dans un des rouleaux de canisse. Mon Ministre me laisse faire, m'aide à l'installation cahin-caha… et ne peut constater que l'étendue du désastre : c'est pas terrible, ça pendouille, les bouts de paille se barrent avant d'avoir été mis en place… Bref, la cata.
Toit en tuiles, toit en paille ; 0-0 = match nul et aucun vainqueurs…
Quelques minutes de flottement dans le jardin ensoleillé.
Je foutrais bien un jerrican d'essence sur ce foutu poulailler qui commence à me gonfler sérieux… Mais brûler du grillage à poules, c'est pas aisé, y'a que des trous…
Mon Ministre prend de la hauteur et, juché sur l'escabeau, décide que le poulailler sera "naturel" ou ne sera pas. Bref, après avoir cherché pendant des jours et des jours à faire très compliqué, on fait dans l'ultra-simple : du grillage… et des plantes qui grimperont dessus ! En parlant de plante, on se saisi (avec tact et doigté) du chèvrefeuille qui dégouline juste à côté de la construction à volaille pour en tirer quelques longues ramifications pour les disposer (et attacher) dans des courbures "artistiquement naturelles"… On se croirait presque en train de préparer un stand pour les futures Floralies Internationales de Nantes du mois prochain… y'a plus qu'à planter une tulipe tous les 10 cm et on y croira…

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Plutôt que de la tulipe, on énumère tout ce qui peut grimper sur ce grillage : chèvrefeuille donc, mais aussi clématite (sans doute une bleue), rosier grimpant (sans doute un rouge), des lierres, des capucines… et sans doute les pieds de pois de senteur ou d'ipomée qui grimpent dans l'atelier…
Mais bon, on ne s'emballe pas… avant les plantations, faut terminer l'installation du grillage. Les 5 pans se seraient plutôt facilement agrafés si il n'avait pas fallu régler encore et encore l'agrafeuse pour qu'elle nous crache correctement ses agrafes… Il est 18 heures passées lorsqu'on s'attaque à la porte, son grillage et sa fixation. Patrice trouve une idée pas idiote pour l'installer… en priant pour que ça tienne plus d'un été.
19 heures est bien entamé lorsque nous retournons à la maison…
Pas loin de 6 heures non-stop pour fixer moins de 20 mètres de grillage… J'adore.
Je n'ai plus aucune force mentale pour juger si ce qu'on a fait est joli ou pas…
En tout cas, les visiteurs qui passent nous disent qu'on a fait une charmante… volière. Hum-hum…

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Vendredi, réveil blanc. Le grand soleil et les 18°C de la veille ont laissé la place à un épais brouillard un peu frais… qui ne commencera à s'éclaircir qu'en milieu d'après-midi. Entre-temps, j'aurais lu 2 chapitres de plus de ma prépa, j'aurais terminé mon dossier de synthèse professionnelle pour ma VAE que je passe lundi matin, j'aurais préparé une tarte maquereau fumé au poivre-crevettes-épinards (et en plus c'est bon), Patrice sera retourné à son atelier, Maurice se sera recollé à son grillage pour lécher voluptueusement Samba la cocker et se secouer l'arrière-train à s'en faire des tours de rein, un agriculteur se sera à nouveau arrêté dans le 2e jardin pour passer pendant 2 heures un petit motoculteur dans les futurs massifs de jachères fleuries…

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Heureusement que le week-end s'annonce chargé, sinon, nous l'aurions certainement passé, également à se faire des tours de reins… à ratisser les  centaines de M2 de mottes et de touffes d'herbes retournées…

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vendredi, 20 mars 2009

Un jardinier dans la moyenne…

Une promenade matinale bien fraîche ma fois, malgré le grand soleil et le ciel limpide. Un vent froid souffle du nord ou de l'est et refroidi sérieusement le jardin.
Pour ne pas trop penser à l'échéance de 14 heures, je m'active dans tous les sens : arrosage des massifs que nous venons de nettoyer et de réorganiser, fouille dans le garage et la longére pour préparer un stock de "fallait pas", de "qui nous a offert ça" et de "mais on a vraiment acheté ce truc" en vue du vide-grenier auquel nous participons dans 9 jours…
Je prépare ensuite du porc moelleux à la bière, au miel et avec des cardes (ou poirée blanche) et des herbes du jardin.
À 13 heures, Mon Ministre va faire la chenille à la maison de retraite pour l'anniversaire d'une centenaire.
Je sors au jardin (après m'avoir préalabrement crêmé 60+) et après quelques hésitations, je m'attèle au dessin et à la structure du poulailler. Un "léger" désaccord règne sur ce projet. J'envisageais la chose avec quatre piquets et du grillage à poules quand Mon Ministre, fidèle à sa devise "pourquoi faire simple quand on peut faire TRES compliqué", se projetait déjà dans un mix entre le hameau de la Reine à Versailles et le château de Neuschwanstein, le tout en format gallinacé.

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La vie étant une série ininterrompue de compromis, nous piocherons dans les deux projets. L'idée de départ est de tracer un cercle de 2 mètres de diamètres au coeur d'un massif à l'angle sud-ouest du 1er jardin. Sur ce cercle, je calcule six espaces de 1 mètres chacun pour l'emplacement de six futurs poteaux…
Notre poulailler sera hexagonale ou ne sera pas. L'implantation est délicate car le massif est évidemment planté depuis des années et il faut enlever, déplacer ou détruire le moins de plantes possible. Seul, le rosier anglais "Abraham Darby" se retrouve inclus dans le cercle et va devoir être déplanter. Je mesure, je dessine, je trace, je plante mes six pré-poteaux pour juger du volume et de l'emplacement.
Il est 14 heures et 10 mn, je monte rapidement me connecter au site du CHU de Nantes pour voir les résultats d'admissibilité. C'est bête, j'ai une méga boule au ventre. Pas de résultats… j'attends 10 mn… toujours rien… Un peu tendu, je redescend au jardin.
Une fois, les bases installées, il faut maintenant nettoyer l'espace de toutes les plantes qui le remplissent : une brouettée de lichnis, de primevères, de jonquilles, de berce du caucase, de lis blancs, d'éphémère de Virginie, d'iris…
14h45… toujours pas d'infos sur le site du CHU… la tension remonte d'un cran.
Alors que je gratouille le rosier anglais afin de dégager le pied, je déloge un lézard vert (Lacerta bilineata) en pleine fin d'hibernation. Visiblement, le reptile est un peu groggy et un peu surpris de retourner au jour plus tôt que prévu… Après l'avoir exposé au soleil pendant quelques instants et sauvé des babines curieuses de Maurice le chien, je suis heureux de constater que le bestiau reprend de "l'écaille" de la bête… et file se réfugier dans le muret.

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Mon Ministre rentre de son double jubilé et n'est visiblement pas très satisfait de la façon dont je dépote et replante à la hussarde les vivaces… Je ne suis pas spécialement d'humeur à écouter ses conseils pédagogiques.
15h45… je remonte une énième fois vérifier le site du CHU… et la liste des candidats admissibles est enfin mise en ligne. Gros coup de stress, 1ere page, de A à K, 40 candidats ; 2eme page, 35 candidats retenus… dont ORDRENNEAU Denis.

Yipee.

Une étape de franchie… Reste à attendre le courrier qui m'informera de la date de l’épreuve orale d’admission.
75 candidats donc, qui ont eu au moins la moyenne pour accéder à l'oral. Vu l'amphithéâtre rempli le jour de l'examen, cela fait au moins 2/3 de recalés… je ne m'y attendais pas.

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Sur cette nouvelle heureuse, je retourne à mon poulailler, ou plutôt à sa base. Alors, que le vent froid se fait de plus en plus dur et que le massif passe à l'ombre, je termine complément le nettoyage du "chicken-space"… Ce week-end, il ne restera plus qu'à déplanter avec toutes les précautions possibles le rosier "Abraham Darby" afin de le trimbaler jusqu'à l'entrée du 2eme jardin pour que ce "sas" soit jaune et parfumé…

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vendredi, 06 mars 2009

L'amorphe en ce jardin…

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Voilà. Les révisions sont officiellement terminées, le cerveau est au repos pour le week-end avant l'examen écrit de lundi matin…

Je ne sais pas si c'est le temps maussade, humide et gris, digne d'un mois d'octobre, si ce sont ces journées de février qui se sont écoulées aussi régulières, vides et monotones les unes que les autres, si c'est le stress pré-examen ou le coup de mou post-hivernal mais on ne peut pas dire que le jardinier ait la patate…

J'ai gratouillé de ci de là sans grande conviction, essayé mon nouveau balai à gazon "garanti 10 ans (sauf le manche…), préparé les semis de pieds d'alouette, d'ipomée et de reine-marguerite Hulk… mais sans joie, machinalement.

Quand certains me disent "Mais il n'y a pas QUE du plaisir dans le jardin"… Je me pose la question, tout ne doit être donc que travail, devoir et obligation pour arriver à un certain épanouissement ?

Y arriverai-je…

vendredi, 27 février 2009

Coup de froid, coup de chaud… voilà la gastro…

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Une journée de mercredi bien remplie.
Après une balade avec Maurice le chien dans les gelées blanches, je passes la matinée à étudier.
À l'heure du déjeuner, un courrier "anonyme" me met en joie : Champigny m'envoie des graines de cosmos, ipomées, zinias, nigelles de Damas blanche et reine-marguerite HULK (elles deviennent toute verte et déchirent leur pistil quand elles ne sont pas contentes ?). La table à semis ne va pas être assez grande…
va falloir commencer un roulement, voir un planning !
En début d'après-midi, je files à mon rendez-vous ANPE du mois et, revenu assez vite, je profite du temps magnifique pour me remettre au jardin avant de repartir sur Nantes à 17 heures…
Je nettoie les massifs Est qui longent la maison jusque devant la terrasse. Les pieds de rosiers doivent être dégagés des pieds d'aster et de marguerite qui les envahissent et je ratiboise les erigerons complètement secs qui ont pas mal étouffé alentour eux-aussi. Les deux chrysanthèmes achetés cet automne font des pousses au pied des tiges sèches… j'active le sécateur…
Inspection ensuite du bananier, ou plutôt ce qu'il en reste. Sous l'amas de feuilles mis en place pour le protéger du gel, le pied de bananier n'est plus qu'un petit bout de chose gluant et marron avec plein de bêbêtes d'humidité qui en sortent. Merde, j'espère qu'il n'a pas complètement pourri. Je le dégage un peu pour qu'il sèche et profite de la douceur de l'après-midi.
C'est avec regret que j'arrête mon jardinage en plein soleil pour filer sur Nantes…

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Dans la nuit de mercredi à jeudi : 5 heures du mat, j'ai des frissons… et malheureusement pas QUE des frissons… Je passes la fin de ma nuit dans la salle de bains… enfin, je vous passe les détails…
Seul avantage, à 8 heures du matin je ne pèse plus que 67 Kg… et j'ai TRES faim.
Alors que le brouillard peine à se lever du jardin, je comates un peu sur le canapé pour rattraper un peu de sommeil mais un mal de tête me gagne. Impossible de me remettre dans mes bouquins. Comme j'ai pas envie de tourner en rond ou de jouer la dame aux camélias sur son lit de douleur, j'enfile gilet en polaire et écharpe et je sors au jardin. Il fait un peu frais mais beau et l'activité chasse le mal de tête…
Malgré un état un peu fébrile, je décide de jouer au bûcheron et d'abattre un vieux sapin de Noël moche planté il y a des années avant qu'on soit propriétaires du terrain… J'exécute la manoeuvre en 20 mn et tronçonne le sapin en deux pour le tirer sur le tas de déchets verts. Je passe ensuite au massif qui faisait face au sapin pour le nettoyer un peu et redessiner les bordures. Comme d'habitude, pas mal de lierre et de pied de mélisse à arracher dans ce massif. Les rosiers "Yellow Hammer" sont mal en point, inclinés à 45°, complètement étouffés par les photinias. Je les taille le plus ras possible, tout comme l'énorme rosier "Traviata" qui lui ne se laisse pas manger sa place…
Après un peu de ramassage de feuilles mortes, je rentre car je sens le froid et surtout la fatigue me tomber dessus… Dans la soirée, ça dégénére : mal de tête, nausée, température… J'aurais peut-être moins dû faire le fier cet aprem… Je tombe dans le lit à 20 heures…

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Ce matin, réveil douloureux après une nuit de 12 heures : des courbatures partout, un mal de tête atroce, une hypersensibilité à la lumière… et encore 38,5°C au compteur…
Je me recouche, écoeuré après 3 cuillères de muesli, pour me relever vers 11 heures et me recoucher juste après le déjeuner, avalé sans plaisir… Mon Ministre me réveille vers 17 heures avec un charmant : "tu refoules du goulot à 20 kms"…

Putain que j'aime pas être malade…

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vendredi, 20 février 2009

Terrassé par les études…

Une grande et belle journée de printemps un mois avant l'heure…
La balade matinale était pourtant humide et fraîche mais le soleil a déboulé d'un coup et j'ai trouvé trop bête de m'enfermer dans ma longère-serre à semis toute tiède. Tellement tiède d'ailleurs, que au bout de -à peine- 5 jours les soucis et d'oeillet d'Inde dressent déjà la tête ! Les pois de senteur ne vont pas tarder non plus… C'est chouette la nature…

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Bref, en milieu de matinée, je sors la chaise longue et je termine (enfin) les derniers chapitres des cours de biologie.
Après le déjeuner qui se termine par un cours sur les divisions "à la main", je remets à plus tard mes commentaires de textes de culture générale et je retourne au jardin.

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C'est un vrai plaisir de gratouiller et nettoyer les massifs sous ce doux soleil. Encore beaucoup de nettoyage "de base" : arrachage de lierre et de saloperies de petits pieds d'arbustes qui poussent partout, coupe des asters séchés, aération de la terre, gratouillage aux pieds des rosiers, démoussage… Tout cela jusqu'à ce qu'une belle lumière jaune et rasante léche la pelouse où s'égayent de jeunes pâquerettes…
Maurice le chien sonne le rappel : il est 17 heures, faudrait penser à chauffer l'eau du thé…

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vendredi, 13 février 2009

Dites-le avec des graines…

Un jeudi aprem tout sympa où j'ai pu étudier la fin du système respiratoire, le sytème urinaire, la peau (et le toucher) confortablement calé contre la porte-fenêtre de la terrasse, sous un doux-chaud soleil de février… Avec ma couche cornée blanchâtre et mon derme manquant sérieusement de mélanine, je craignais carrément le coup de soleil… Et oui, je suis une petite chose fragile…

Ce matin, je ramène du ravitaillement les 2 sacs de terreau qui me serviront ce week-end pour mes premiers semis de l'année. L'impatience me roule aux bouts des doigts pour ne pas commencer dès aujourd'hui. Tout est prêt : la table, les barquettes, le terreau, les graines… et le jardinier !

Comme c'est vendredi 13, la chance cogne à ma boîte aux lettres et je reçois un mini-colis de graines d'un Agenais, qui malgré sa passion soudaine pour la charcuterie et les traboules lyonnaises, n'en oublie pas pour autant les grands principes de l'amitié…
La veille, je recevais sous pli discret un dictionnaire médical d'environ 7kg368 d'un ami parisien et néanmoins attentionné… J'espère que les deux envois sauront faire germer quelques fleurs d'intelligence dans mes modestes jardinières… Que les deux expéditeurs soient d'avance bucoliquement remerciés !

Demain, alors que Cupidon volettera aux dessus de nos têtes avec ses paniers de sentiments plus dégoulinants que des chandelles torsadées sur une table juponnée de dîner en tête-à-tête, je brasserais amoureusement la terre avec mes grosses mains et je tenterais moults et moults expérience de semis en tout genre…

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vendredi, 19 décembre 2008

Ça feng shui dans la colle…

Deux longues longues longues longues journées interminables à tourner en rond dans la maison. J'éternue, je coule, je sniffe, je comate… je râle.

Jeudi, une journée grisâtre ponctuée d'un moche crachin qui ne donne que la couette comme perspective…

Vendredi, redoux généralisé… Pendant que mes muqueuses nasales commençent à s'assécher, le soleil inonde le jardin et réchauffe le coeur de la maison. On continue la soupe au Doliprane®… petits microbes, je t'aurais !

Pour me protéger des mauvaises ondes, je saupoudre la maisonnée de conseils "feng shui" aimablement prescrits par un récent esclave-jardinier-parigo-breton. La pièce d'eau devant la maison a été créée il y a quelques jours par Dame Nature®, l'eau fraîche a été déposée en compotier à la porte de la cuisine, le carillon trop Yin a été retiré, le ch'i (Maurice le chien) est gratouillé et bisé tous les jours. Il nous reste à rassembler un oranger, une pie, un canard ou un lotus dans le salon, une tortue noire à l'arrière, des poissons rouge (8) et noir (1) dans le futur bassin, des pièces de monnaie et des rubans rouge, des souhaits sur papier jaune et des enveloppes rouge…

Un inventaire à la Prévert, pour que 2009 nous insufle son bon air…

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lundi, 08 décembre 2008

Au secours, j'ai un parisieng dans mon jarding : Prélude nocturne…

Vendredi, journée grisounette.
Notre ami Franck passe en fin de soirée prendre le thé avant que nous filions sur Nantes, histoire de récupérer notre "esclave-jardinier" du week-end…
On se gare dans le centre et nous traversons, Mon Ministre et moi, la ville grise, humide et froide en direction de la gare.
Nous sommes le 4 décembre et les "décorations" de Noël éclairent notre ballade nocturo-citadine. Ça rougeoit, bleuoit, verdeoit et ça clignote de partout ; le marché de Noël distille des odeurs mêlées de vin chaud à la canelle, de ma-gni-fi-ques fleurs en bois imprégnées au patchouli-santal et de sandwichs à la tartiflette…
Nous récupérons un EC tout guilleret à 20h33 et repartons en sens inverse pour dîner dans une "institution" nantaise… La cigale.
Nous n'avions jamais mangé dans cette brasserie 1900 au décor dégoulinant de boiseries, miroirs et céramiques alambiqués (et classée monument historique) et ce fut plutôt une bonne surprise culinaire (tarte fine de saint Jacques, muscadet sur lie bien frais et Kouign-Amann au caramel au beurre salé, miam-slurp…).

Un bon début de week-end…

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vendredi, 28 novembre 2008

L'oignon fait la force…

Rien de tel qu'une fin de vendredi pluvieuse (oui, c'est la fin qui est pluvieuse et non pas TOUT le vendredi… donc pluvieuse…) pour lancer un nouveau grand jeu de la plante mystère :

Mon ex-collègue Emmanuelle est venue en famille samedi découvrir la Foire à la pie. Hospitalité faisant loi, nous avons invité tout le monde à prendre un café à la maison. Dominique, le mari d'Emmanuelle, entretient des jardins privés dans la région nantaise et a toujours 2 ou 3 pieds de "quelque chose" au fond de sa remorque. Samedi, ils ne sont pas venus avec la remorque mais avec un gros sac contenant rhizomes d'iris, plantes diverses, ET… l'oignon mystère.
D'une taille conséquente, semblable à un oignon blanc ou jaune comestible, la "chose" est surmontée d'un départ de feuillage vert épais qui n'est pas sans rappeler une jacinthe… mais l'oignon est bien trop gros pour que ce soit une jacinthe. Dominique ne sait pas ce que c'est. Emmanuelle ne sait pas ce que c'est (sauf que ça fleurit joliment) et moi je ne sais pas ce que c'est.
Bref, nous sommes dans l'expectative jardinière…

Donc, histoire d'aborder ludiquement ce week-end qui s'annonce pourri du point de vue de la météo, je lance officiellement le grand jeu concours :
"Mais qu'est-ce que c'est que ce foutu oignon ?"

P.S. : Le Grand Gagnant aura la joie et l'avantage de reverser 38,5% de son salaire brut à l'association (de malfaiteurs) : "Jardinier-chômiste et Ministre de la Culture en grande précarité : laissez les vivre"

Que le meilleur gagne…

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