jeudi, 06 mars 2008
Salon de l'agriculture, le retour : la vidéo intégrale !
Suite à la quasi crise d'hystérie collective à la lecture de ma note du 23 février dernier ; cette dernière créant des inondations lacrymales chez les épiciers parisiens, des jalousies primaires chez les poulets agenais et de l'humour prudhommesque dans les pyrénées, je persiste et signe : vous avez eu les écrits, vous avez eu les photos ? Voici la vidéo.
Manque plus que les odeurs (boudins-oignons-paille mouillé-cul de vache…) maintenant…
09:39 Publié dans Notre hameau et alentour… | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : salon de l'agriculture, vidéo de grosses vaches, mamelles et couilles de taureaux
samedi, 23 février 2008
Notre salon de l'agriculture à nous !
D'accord, il y a celui de la Porte de Versailles, mais bon, il n'y a pas que le 23 février 2008 et pas que Paris dans la vie.
Tous les 23 novembre, jour de la Saint Clément, nous, on a NOTRE salon de l'agriculture… et cela depuis le moyen-âge ! Si.
Notre hameau faisait parti à l'époque des dépendances et des fermes de La "fondation de Buzay", célèbre abbaye* fondée en 1135 par St Bernard, sur la demande de Ermengarde, mère du Duc de Bretagne. C'était un établissement très riche, avec son école et sa foire. Un vrai "salon agricole" appelé « foire à la pie » en souvenir de l'habit des moines, noir et blanc.
364 jours par an, notre hameau de -tout juste- 150 âmes est quasi désert mais, le 23 novembre, c'est l'hystérie, la foule des grands jours : papis à casquettes, mamies bien joufflus qui ferait pleurer un Jean-Pierre Pernault de bonheur, des vaches, des paniers en osiers, des chaussures bien chaudes pour l'hiver, des boudins aux oignons et surtout des buvettes tous les 3 stands environs… Ça ne dure que la matinée : à 14 heures, les centaines de badaux emmitouflés (on est fin novembre) s'évaporent dans la nature comme ils étaient venus… On l'aime AUSSI pour ça, notre petit coin de campagne…








À part cela, un brouillard gras et humide a plombé nos vélleités de jardinage matinal. Nous sommes donc partis en ballade au beau pays suédois de la rillette de bois et du paquet compact. Rentré dans la grande boîte bleu et jaune sous un ciel bouché, on en ressort (les bras chargés) sous un ciel bleu limpide… Merci la Suéde !
De retour à 16 heures au jardin, cela ne nous a pas empêché de sortir les sécateurs, le terreau et la brouette. On change un laurier-rose dans la cour, on rempote, on taille… jusqu'à 19 heures… les jours rallongent, non?
*on murmure que Rabelais se serait inspiré de cette Abbaye "soupçonnée d'être un peu paillarde" pour son Gargantua…



