mardi, 02 juin 2009
Chaud, Chaud, Chaud (et beau)…

Vendredi 29, nouvelle journée de grand soleil. La chaleur arrive vite en même temps que le vent et je cours en tous sens pour terminer cette semaine de célibataire : courses, ménage, nettoyage de jardin.
En fin de matinée, je me lance dans un petit test "défoulatoire" : explosion de tuiles canal à grands coups de masse pour les réduire en (moyens) morceaux afin d'en tapisser les allées de mon potager… Mouaif, je suis dubitatif sur le résultat. La couleur orange est intéressante mais ça ne remplace pas le moelleux de l'herbe… À part ça, les pieds de tomates ont doublés de hauteur et des fleurs apparaissent…


Dans l'après-midi, je saute sur l'auto-portée, que je pensais benoîtement repartie pour 20 ans de coupes ciselées et délicates.
Je voudrais que Mon Ministre, qui rentre dans la soirée, retrouve un jardin rutilant de verdure, sauvage MAIS maîtrisé.
Au bout de quelques minutes, je commence à comprendre la douleur qui va être mienne pendant plus de 2h30… Cette satanée machine roule, cette cochonnerie de tondeuse coupe… mais elle ne ramasse quasiment plus rien, l'herbe plus broyée que sectionnée s'agglomérant dans le conduit de l'auto-portée.
Argh.
La petite tondeuse nous avait fait le même coup au bout de 10 ans. Quelqu'un a-t-il intégré à ces cisailles sur roues un processeur machiavelique qui se déclenche à 9 ans et 364 jours et qui annule toute tentative de ramassage propre de gazon ?
Bref, je hurle, je grogne, je fulmine sur ma tondeuse et je passe 2 fois plus de temps que prévu à raccourcir la pelouse… et ce n'est même pas bien fait.

Après m'être inutilement excité sur mon engin motorisé, je m'accorde une sieste savoureuse sur le lit de jardin en constatant que de magnifiques pavots doubles s'ouvrent pour la soirée…
À 21 heures, je récupère Mon Ministre, gare Sud, dans une douce chaleur presque estivale.



Samedi 30, petit déjeuner sur la terrasse, parfumé par le rosier "Ghislaine de Féligonde". Il fait déjà chaud quand je me promène vers 9 heures avec Maurice le chien.
Les digitales dégoulinent, les pavots explosent, les rosiers s'ouvrent et embaument…

Nous sommes rapidement au jardin : Alors que Patrice taille, voir rogne plus que sévèrement le ceanothe devant la maison, je fais un mélange terre-terreau-fumier de cheval pour rempoter toute une série de géraniums.

Nous travaillons au soleil jusqu'à 17 heures, pour ensuite traverser la Loire par le bac et nous diriger vers la maison du bananier. En effet, mes anciens collègues de travail m'avaient offert en novembre un magnifique "bananier des neiges"… qui n'a pas supporté l'hiver ! C'est soit le froid, soit l'humidité, soit la trop grande protection (sous couche de feuilles mortes et film plastique à bulles…). Comme c'était un joli souvenir de mes 10 ans passés avec eux, je souhaites tenter à nouveau la plantation d'un bananier. Mais cette fois, avec terre drainée et mieux préparée, meilleure exposition et protection. La pépinière, au départ spécialisée dans les plantes dites exotiques (palmiers, bananiers, fougères arborescentes) est ultra bio et éco-responsable. Elle est tenue par des "p'tits jeunes" fort sympathiques, pas avares de conseils et de renseignements. On y allait pour un bananier, on repart également avec deux heuchères aux teintes pourpres violacés, une graminée Stipe chevelue, 50L de terreau-tourbe bio et 30L de pouzzolane pour aérer nos futures plantations.
Il ne faut pas qu'on rentre dans les pépinières, il ne faut pas… c'est pire qu'une pâtisserie !
On en profite pour faire note Com sur l'association "Jardins et Santé" et Julien, un des vendeurs, sympa, nous refile deux adresses avec des potentiels d'ouverture de jardins. Chouette.
Le soir même, le bananier est "artistiquement" planté dans une bassine (sans fond). Nous jardinons jusqu'à 21 heures sans nous en rendre compte…







Dimanche 31, le soleil est toujours au beau fixe. Le programme du jour est déjà plannifié : Suite aux conseils de la maison du bananier, ce sera le dépotage des trois lauriers moribonds de leur gros pots chinois dans la cour d'entrée. Une grande partie du dimanche sera consacrée à leur sauvetage. On vire le terreau "à moins cher que pas cher" que l'on avait mis lors de la première plantation des lauriers et on remplace par un mélange de terreau-tourbe-fumier de cheval-pouzzolane-granulés d'algues… Si avec ce mélange riche et luxueux les lauriers ne repartent pas, c'est direct la décheterie, j'ai dit !
Dans la soirée, une balade au 2e jardin nous fait constater la levée importante des deux jachères fleuries… dans moins de 2 mois, il se peut que ça soit joli…




Lundi 01 juin. Déjà. Toujours autant de soleil. Je commences à tirer la langue, les grosses chaleurs me fatiguant légèrement.
Pour ce lundi de Pentecôte, ce sera du jardinage de feignant, à l'ombre. La taille sévère du ceanothe a laissé un grand espace de terre assez moche devant la maison. Le bananier dans sa bassine n'arrive pas à combler le vide. Pour l'été, on décide de cacher un peu la misère en plantant à la va-comme-je-te-pousse tout ce qui nous reste sous la main.
On commence d'abord par semer des graines de pavots, de pavots de Californie, de pieds d'alouette, de Gaura blancs, on enfonce au doigts quelques graines de citrouille verte, puis arrive la plantation de godets : cosmos, giroflée ravenelle, gazanias, géraniums vivaces, soucis, lupin et une des heuchères (feuille kaki dessus/violet dessous). On termine par des petits pieds de poireaux (donnés par le voisin) que l'on va laisser monter en fleur… si ils veulent pousser. Arrosage abondant juste avant que le soleil n'arrive enfin sur le massif… Comme on doit partir en apéro-jardin, on bricole une barrière anti-gallinacés avec un vieux bout de grillage. C'est assez moche, mais c'est pour que les plants fragiles aient le temps de reprendre avant que Chasselas et Muscadet ne débarquent et foutent le souk dedans !


On part sur Rouans pour un apéro bien tassé et une visite de jardin surprise, Martine et Jean-Paul nous ayant caché qu'ils avaient également près d'une centaine de rosiers disséminés dans leur drôle de jardin…
Retour molasse à la maison pour le déjeuner sur la terrasse… Au café, je bouquine "L'éloge des vagabondes" du célèbre jardinier Gilles Clément. J'y apprends que les Nigelles de Damas s'appellent en anglais des "amours dans le brouillard" ou des "diables dans la brousse"…

Fin d'aprem, drame en vue : en observant une fourmilière envahir un géranium vivace, on lève le nez sur le rosier Albertine et constate qu'il est subitement très mal en point : feuille roussies et tâchées, fleurs en vrac, piteux état… Coup de chaud ? Coup de froid ? coup de pluie ? coup de poule ?
la solution Ministérielle est radicale et embaumante :
PURIN D'ORTIE SUR TOUS LES ROSIERS !


Ce chaud lundi se terminera donc dans le doux parfum de purin qui se répandra dans tout le jardin et la maison… C'est bon pour les rosiers… et ça dégage les bronches !



20:51 Publié dans week-end au jardin… | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : jardin, roses, lupins, digitales, pavots, coquelicots






Commentaires
Mais qu'est-ce que vous avez à vouloir maîtriser les sauvages comme ça tout le temps, enfin !!!
Ecrit par : ni Dieu ni Maître | mercredi, 03 juin 2009
bon alors Denis, qu'est ce qu'il a dit ton Ministre à son retour?????
il était bien entretenu le jardin??????
bisous
Ecrit par : magali | mercredi, 03 juin 2009
Pavots, digitales, j'espère que tu as tout l'attirail du parfait petit chimiste
Ecrit par : Bruno | jeudi, 04 juin 2009
Ni D. ni M. : le sauvage n'est beau que maîtrisé, c'est bien connu…
Belle-soeur : Aucun commentaire. Qui ne dit mot consent ?
BruBru : la digitaline, dans le verre d'eau ou dans la soupe ?
Ecrit par : 1,2,3… | jeudi, 04 juin 2009
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