vendredi, 27 février 2009

Coup de froid, coup de chaud… voilà la gastro…

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Une journée de mercredi bien remplie.
Après une balade avec Maurice le chien dans les gelées blanches, je passes la matinée à étudier.
À l'heure du déjeuner, un courrier "anonyme" me met en joie : Champigny m'envoie des graines de cosmos, ipomées, zinias, nigelles de Damas blanche et reine-marguerite HULK (elles deviennent toute verte et déchirent leur pistil quand elles ne sont pas contentes ?). La table à semis ne va pas être assez grande…
va falloir commencer un roulement, voir un planning !
En début d'après-midi, je files à mon rendez-vous ANPE du mois et, revenu assez vite, je profite du temps magnifique pour me remettre au jardin avant de repartir sur Nantes à 17 heures…
Je nettoie les massifs Est qui longent la maison jusque devant la terrasse. Les pieds de rosiers doivent être dégagés des pieds d'aster et de marguerite qui les envahissent et je ratiboise les erigerons complètement secs qui ont pas mal étouffé alentour eux-aussi. Les deux chrysanthèmes achetés cet automne font des pousses au pied des tiges sèches… j'active le sécateur…
Inspection ensuite du bananier, ou plutôt ce qu'il en reste. Sous l'amas de feuilles mis en place pour le protéger du gel, le pied de bananier n'est plus qu'un petit bout de chose gluant et marron avec plein de bêbêtes d'humidité qui en sortent. Merde, j'espère qu'il n'a pas complètement pourri. Je le dégage un peu pour qu'il sèche et profite de la douceur de l'après-midi.
C'est avec regret que j'arrête mon jardinage en plein soleil pour filer sur Nantes…

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Dans la nuit de mercredi à jeudi : 5 heures du mat, j'ai des frissons… et malheureusement pas QUE des frissons… Je passes la fin de ma nuit dans la salle de bains… enfin, je vous passe les détails…
Seul avantage, à 8 heures du matin je ne pèse plus que 67 Kg… et j'ai TRES faim.
Alors que le brouillard peine à se lever du jardin, je comates un peu sur le canapé pour rattraper un peu de sommeil mais un mal de tête me gagne. Impossible de me remettre dans mes bouquins. Comme j'ai pas envie de tourner en rond ou de jouer la dame aux camélias sur son lit de douleur, j'enfile gilet en polaire et écharpe et je sors au jardin. Il fait un peu frais mais beau et l'activité chasse le mal de tête…
Malgré un état un peu fébrile, je décide de jouer au bûcheron et d'abattre un vieux sapin de Noël moche planté il y a des années avant qu'on soit propriétaires du terrain… J'exécute la manoeuvre en 20 mn et tronçonne le sapin en deux pour le tirer sur le tas de déchets verts. Je passe ensuite au massif qui faisait face au sapin pour le nettoyer un peu et redessiner les bordures. Comme d'habitude, pas mal de lierre et de pied de mélisse à arracher dans ce massif. Les rosiers "Yellow Hammer" sont mal en point, inclinés à 45°, complètement étouffés par les photinias. Je les taille le plus ras possible, tout comme l'énorme rosier "Traviata" qui lui ne se laisse pas manger sa place…
Après un peu de ramassage de feuilles mortes, je rentre car je sens le froid et surtout la fatigue me tomber dessus… Dans la soirée, ça dégénére : mal de tête, nausée, température… J'aurais peut-être moins dû faire le fier cet aprem… Je tombe dans le lit à 20 heures…

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Ce matin, réveil douloureux après une nuit de 12 heures : des courbatures partout, un mal de tête atroce, une hypersensibilité à la lumière… et encore 38,5°C au compteur…
Je me recouche, écoeuré après 3 cuillères de muesli, pour me relever vers 11 heures et me recoucher juste après le déjeuner, avalé sans plaisir… Mon Ministre me réveille vers 17 heures avec un charmant : "tu refoules du goulot à 20 kms"…

Putain que j'aime pas être malade…

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mardi, 24 février 2009

Mardi gris…

Un dimanche "no garden" avec un déjeuner parental et familial à Pornic.
Je reviens tout de même avec un sachet de graines de pieds d'alouette et un drôle de truc que je prend au départ pour une plante grasse "méméroïsante". Je pense que c'est finalement une sorte d'eurphorbe rampante… Je l'ai mis en jauge à la sortie du garage près des bergenia, mais c'est sans doute trop à l'ombre… va falloir lui trouver sa place…
En une semaine, les semis ont déjà follement poussés. Les soucis en tête, avec des pieds de 5 cm de haut, les oeillets d'Inde, mais également les pois de senteur, un potiron, deux belle de jour, quelques tomates et aussi quelques plantes mystère de Bretagne…

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Un lundi printanier qui ne rimera pas avec jardinier. Rendez-vous sur Nantes le matin, études et frénésie de mathématiques l'après-midi et une bonne partie de la soirée…

Ce matin, un grand soleil tentateur me fait la danse des nuages voilés, afin de me déconcentrer de mes révisions.
Je n'ai, de toute façon, pas trop la tête aux études aujourd'hui et je vois arriver la factrice et l'heure du déjeuner avec joie.
Deux courriers importants me sont adressés : ma convocation officielle pour le concours d'entrée aux études d'aide-soignant (Ce sera le lundi matin 9 mars) et la recevabilité de mon dossier de VAE pour un examen en avril. Les choses avancent bien… mais double coup de pression.

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Pendant le déjeuner, le temps tourne curieusement au gris sale.
Bien qu'un peu dépité de ne pas profiter du soleil afin de synthétiser de la vitamine D, je me sens trop énervé pour me remettre dans mes bouquins et je sors au jardin.
Alors que j'avais prévu de faire du nettoyage dans les massifs de la cour d'entrée, je me retrouve finalement accroupi au milieu du grand massif nord-est, à l'arrière de la maison.
Un massif un peu difficile, avec une terre lourde, glaiseuse, spongieuse l'hiver et évidemment bétonnée l'été. Les rosiers grimpants "Toby Tristam" et "New dawn" sont magnifiques au début de l'été, les rosiers buissons "Cardinal de Richelieu", "Yolande d'Aragon" et "Rugosa" les accompagnent ensuite tout l'été mais j'ai un peu de mal à trouver des vivaces qui accepte de proliférer dans une terre aussi ingrate.
L'année dernière, la rhubarbe a bien voulu y pousser avec force compost et elle semble bien repartir ces temps-ci…

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Je passe donc l'après-midi à désherber, gratouiller, aérer la terre. J'y plante quelques pieds de soucis d'à peine une semaine ; ils sont plus fragiles que des germes de soja… si ça crève, on en plantera de plus vieux, ce ne sont pas les soucis qui manquent.
J'installe une bouture de rosier "sans nom" offert à l'automne. Sa propriétaire saura certainement nous donner son matricule si il daigne fleurir cet été.
Ce temps gris devient peu à peu humide et ce n'est plus très folichon de s'arracher l'épiderme dans la terre grasse.
Mon horloge interne est plutôt bien réglée : il est à peine 17 heures lors que je mets le thé en route : "Christmas Tea" et crumble maison…
Pourquoi "Christmas Tea" ?
Bah… dans 10 mois… c'est Noël !

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samedi, 21 février 2009

Du bon niveau de la ganivelle…

Changement radical de climat ce matin : Après la douceur quasi méridionale de la veille, voilà qu'un fog londonien s'est abattu sur nos contrées pendant la nuit et enrobe la matinée d'une froideur cotonneuse… Le thermomètre redégringole, c'est chaudement couverts que l'on fait un tour, express, au marché du Pellerin.
Après le déjeuner, les jardiniers sont dans l'expectative : le temps est toujours à la grisaille, le froid est encore piquant et le soleil tente pour la enième fois une percée… sans succès.

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Plutôt que de ruminer ou roupiller à la maison, j'enfile double polaire et bonnet et je sors au jardin. Tournées de brouette pour déplacer les déchets verts de la veille. Alors que je me tâtes pour savoir où commencer, Mon Ministre me rejoins également bien emmitouflé. L'organisation de l'après-midi se met en place : Patrice se radicalise et taille sévèrement les rosiers qui lui passent sous le sécateur : "Westerland", "Poulbella", "Gruss an Aaschen", "Marguerite Hilling", "Queen Elisabeth", "Cocktail", "Mme Hardy", "Constance Spry"…

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Pendant ce temps, je m'attaque à un sérieux problème, la clôture ou ganivelle que nous avons installé il y a à peine 10 ans est en train de s'affaisser de toute part au dessus du fossé… la faute aux poteaux, pourtant goudronnés, qui pourrissent sur pied. Je profite des chênes ou des arbustes solides pour refixer la clôture de châtaignier afin de lui donner meilleure allure.
Milieu d'après-midi, on tombe le bonnet et le gilet polaire, le soleil fait enfin son apparition…
Ensuite, ramassage des coupes de rosiers, gratouillages par-ci par là, division de touffes de primevères et replantation à la façon "ça toujours été là"…
Nous nous attaquons enfin au petit massif à l'ombre de la longère, sous la fenêtre de l'atelier. Coupe des rosiers "Ballerina" et "Yesterday", nettoyage du beau pied d'acanthe, dézingage des géraniums vivaces et des mauvaises herbes. Patrice voulait y planter trois beaux pieds d'anémone du Japon mais finalement, seul un est mis en place, avec des petits pieds de monnaie du pape. Les deux autres anémones du Japon devraient atterrir dans le massif d'à côté, pour accompagner le prolifique rosier "Charles de Mills". Mais là aussi un nettoyage drastique s'imposera…

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vendredi, 20 février 2009

Terrassé par les études…

Une grande et belle journée de printemps un mois avant l'heure…
La balade matinale était pourtant humide et fraîche mais le soleil a déboulé d'un coup et j'ai trouvé trop bête de m'enfermer dans ma longère-serre à semis toute tiède. Tellement tiède d'ailleurs, que au bout de -à peine- 5 jours les soucis et d'oeillet d'Inde dressent déjà la tête ! Les pois de senteur ne vont pas tarder non plus… C'est chouette la nature…

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Bref, en milieu de matinée, je sors la chaise longue et je termine (enfin) les derniers chapitres des cours de biologie.
Après le déjeuner qui se termine par un cours sur les divisions "à la main", je remets à plus tard mes commentaires de textes de culture générale et je retourne au jardin.

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C'est un vrai plaisir de gratouiller et nettoyer les massifs sous ce doux soleil. Encore beaucoup de nettoyage "de base" : arrachage de lierre et de saloperies de petits pieds d'arbustes qui poussent partout, coupe des asters séchés, aération de la terre, gratouillage aux pieds des rosiers, démoussage… Tout cela jusqu'à ce qu'une belle lumière jaune et rasante léche la pelouse où s'égayent de jeunes pâquerettes…
Maurice le chien sonne le rappel : il est 17 heures, faudrait penser à chauffer l'eau du thé…

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mercredi, 18 février 2009

Pire qu'hier, moins mal que demain…

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Lundi, une belle journée ensoleillée qui sentait bon le printemps.
Au café, nous recevons Béatrice et Didier, visiteurs de notre jardin l'année dernière et qui souhaiteraient ouvrir leur vraiment charmant coin de verdure pour Jardins & Santé. On discute botanique, logistique et communication jusqu'à 16 heures, juste le temps de me remettre un peu dans mes études… et aussi dans le nouveau bulletin municipal, avec Mon Ministre aux taquets…

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Mardi, journée grise et brumeuse dans tous les sens du terme où pas un rayon de soleil ne percera la couche de morosité ambiante.
Heureusement, la factrice apportera, entre 3 courriers sur mes points retraite (faut au moins ça), deux missives de la capitale, une avec des graines d'agapanthe bleue et blanche de Perros-Guirrec, et l'autre avec une compil toute en suavité et langueur… ce qui n'a pas franchement aidé au dynamisme des troupes présentes… Mais ces petites touches d'amitiés font bien plaisir…
Je passe une bonne partie de l'après-midi sur ce satané bulletin où il manque la moitié des articles, en sachant qu'il faudra le recommencer demain…

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Mercredi, le crachin s'est ajouté à la grisaille.
Je suis, comme prévu, à nouveau dans la mise en page municipale jusqu'en milieu de matinée, où je peux, enfin, retourner à mes bouquins… J'essaye de rattraper le retard des jours précédents… je ne sortirais de la longère qu'à 18 heures… toujours sous le crachin froid.

En bonus, une rhubarbe NETTE, et qui n'en fini pas de se déchiffonner tout rouge…

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dimanche, 15 février 2009

Tant qu'on garde l'espoir (pour la soif)…

Un dimanche matin à nouveau sous le niveau 0… degré.
Gelées blanches et -2°C pendant la balade, où je suis accompagné par les premiers joggers et cyclistes du pré-printemps…

Le temps de préparer une marinade pour des gambas, je me retrouve après 11 heures dans la longère pour commencer enfin mes semis. J'ouvre le premier sac de terreau et je rempli les uns après les autres godets et barquettes, ceci, jusqu'à la pause déjeuner.
Dès le café ingurgité, je retourne à mes semailles et je commence trous, poquets et remplissages : Belles de jour rose et jaune, pois de senteur, tomates bio et Sub Plenty Artic, poivrons, melons, citrouilles verte, potimarons, aubergines, oeillets d'Inde, soucis, rudbékias poupre glanés à la pointe St Mathieu, et 5 plantes "mystère", récoltées par Mon Ministre dans des massifs de Bretagne lors de notre balade d'août 2008 !
Je mets à tremper des graines de coriandre pour les planter demain et rentre  au chaud une dizaine de godets de lupins qui ont eu la chance d'échapper aux limaces et escargots…
Je pense qu'il reste tout de même de la place pour des semis à venir…

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Après avoir arrosé toute ma tablée, je sors au grand air. Ratissage de feuilles mortes dans la cour et dans l'allée principale. Je m'amuse à diviser des touffes de primevères et à les replanter "artistiquement" pour disséminer des petites touches de couleur à l'entrée du jardin. J'essaye de ne pas trop "Disneylandiser" les massifs… faut que ça soit joli, mais que ça ait l'air naturel…
Rappelons le Grand Principe du jardin : "du sauvage… mais maîtrisé…"
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Mon ramassage de feuilles mortes s'arrête net à la rupture, nette également, du balai à gazon après sans doute 10 années de loyaux services. Il aurait sans doute pu tenir une saison supplémentaire si je ne m'en étais pas servi, un peu à la hussarde, comme "touilleur de branches " dans le dernier brasier d'enfer… Ooups…

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Je rentre dans la fraîcheur de 17 heures et je me mets directement aux fourneaux en préparant des petits moelleux chocolat et zestes d'orange, le tout sur un fond de "Trio Esperença" (1992, quand même…) retrouvé au fond d'un placard. Mon Ministre, revenu de son atelier de peinture, enchaîne avec un pain d'épices…

samedi, 14 février 2009

Bête à manger des roses…

Une matinée froide et ensoleillée (le jardin se réveille encore une fois sous de fines gelées) que je passe à Pornic à essayer de surfer.

Non, je n'ai pas sorti le bermuda doublé fourrure, j'étais simplement chez mes parents pour tenter de leur apprendre les bases de la connection internet et l'envoi de mails sur leur PC portable flambant-neuf-même-pas-fini-de-payer…

Bref, j'ai quasiment plus le droit d'écrire des bêtises sur ce blog… Big Mother is wachting Me !

Une petit attention de Mon Ministre m'attendait au retour, rouge écarlate. L'attention, pas le Ministre…

Ayant déjeuner avec un peu de décalage, nous sortons au jardin juste avant 15 heures et nous nous mettons à gratouiller. Près de la terrasse dans un premier temps pour couper quelques verges d'or séches et planter des petits pieds de giroflées ravenelle… Mon Ministre enchaîne par la taille du rosier "Ghislaine de Féligonde" puis, ratiboise les 3 spirées à l'angle Ouest de la maison… Ça dégage un peu mochement le ciste juste à côté, mais ce n'est que provisoire… Après avoir de mon côté, nettoyé le rosier anglais "Golden celebration", je profite du massif dégagé pour remuer la terre et la nettoyer du lierre rampant… et j'y replante une nouvelle poignée de giroflées.

Patrice, grimpé sur l'escabeau, attaque la coupe de l'expansif rosier "Francis Elester", que j'avais déjà bien dégrossi il y a quelques mois maintenant… Alors que je ratisse les déchets sur le gazon moussu et trêflé, Mon Ministre termine la journée en taillant le rosier "variegata di Bologna"…

Et dire que, dans la longère doucement réchauffée, les semis attendent d'être terreauté…

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vendredi, 13 février 2009

Dites-le avec des graines…

Un jeudi aprem tout sympa où j'ai pu étudier la fin du système respiratoire, le sytème urinaire, la peau (et le toucher) confortablement calé contre la porte-fenêtre de la terrasse, sous un doux-chaud soleil de février… Avec ma couche cornée blanchâtre et mon derme manquant sérieusement de mélanine, je craignais carrément le coup de soleil… Et oui, je suis une petite chose fragile…

Ce matin, je ramène du ravitaillement les 2 sacs de terreau qui me serviront ce week-end pour mes premiers semis de l'année. L'impatience me roule aux bouts des doigts pour ne pas commencer dès aujourd'hui. Tout est prêt : la table, les barquettes, le terreau, les graines… et le jardinier !

Comme c'est vendredi 13, la chance cogne à ma boîte aux lettres et je reçois un mini-colis de graines d'un Agenais, qui malgré sa passion soudaine pour la charcuterie et les traboules lyonnaises, n'en oublie pas pour autant les grands principes de l'amitié…
La veille, je recevais sous pli discret un dictionnaire médical d'environ 7kg368 d'un ami parisien et néanmoins attentionné… J'espère que les deux envois sauront faire germer quelques fleurs d'intelligence dans mes modestes jardinières… Que les deux expéditeurs soient d'avance bucoliquement remerciés !

Demain, alors que Cupidon volettera aux dessus de nos têtes avec ses paniers de sentiments plus dégoulinants que des chandelles torsadées sur une table juponnée de dîner en tête-à-tête, je brasserais amoureusement la terre avec mes grosses mains et je tenterais moults et moults expérience de semis en tout genre…

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mercredi, 11 février 2009

À table, les semis…

Y'a des jours comme ça où rien ne se passe comme c'était prévu. Mais des fois… foutre en l'air les plannings, ça fait du bien…

Démarrage sous une brume crachineuse qui ne durera pas.
Le temps d'effectuer le quatuor matinal "petit déjeuner-promenade-abdos-douche", le temps devient nettement plus printanier.
J'ai à peine le temps de m'installer dans l'atelier pour attaquer le système respiratoire qu'on nous appelle à la rescousse.
Quand les amis sont dans le pétrin, on ne réfléchit pas, on fonce…
La matinée se devait d'être studieuse, elle sera conviviale.
Au café, le soleil chauffe à plein régime les baies du salon et l'idée d'affronter bientôt les différences entre les bronches souches et l'oxyhémoglobine ne me paraît plus si primordiale que ça…
Ça cui-cuite à tout va dans le jardin et l'appel du sécateur me gratouille la paume des mains.

Je résiste un peu et m'enferme malgré tout dans la longère. Mais au lieu de m'installer devant ma table de travail, je commence à nettoyer les géraniums stockés dans la pièce. Une action en entraînant une autre, me voilà rapidement à déplacer les pots, jetant une plante crevée, rempotant ensemble deux plantes un peu moches ramenées de mon boulot. Puis LA grande décision de la journée m'apparaît, lumineuse, telle Notre-Dame-de-Lourdes devant la petiote Bernadette…

Et si je me créais une vrai bonne table à semis que même Stéphane Marie en baverait devant ?

Hop-hop-hop, je redéploie dans la pièce les pots de géraniums pour libérer les tréteaux et le plateau qui les avaient exposés à la lumière tout l'hiver. Le cosmos chocolat se retrouve devant ma table de travail tandis que les pieds de palmiers sont stockés contre la fenêtre…
Je vole honteusement à Mon Ministre des cartons et un cutter dans son atelier, je retrouve un vieux sac poubelle 100L dans le garage et je commence mon bricolage.

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D'abord nettoyer le plateau, puis découper dans les cartons épais des tranches longues de 4cm de large, les scotcher en double épaisseur aux bords du plateau, découper délicatement le sac poubelle pour en faire un rectangle étanche qui recouvre l'ensemble…et scotcher à nouveau pour tenir le tout.
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À ce niveau, c'est quasiment de l'art…
Toutes les barquettes attendent dans le garage ; je n'ai plus qu'à acheter du terreau à semis et ouvrir mes enveloppes de graines diverses et variés rangées bien au sec depuis la fin de l'été…
Ça sera pour ce week-end, il ne faut pas en oublier les hautes études.
Je retourne à ma prépa, confortablement installé au salon, les portes grandes ouvertes sur les bruits et les odeurs du jardin…

mardi, 10 février 2009

vents contraires et petit coup de (dé)pression annoncé…

Voilà, ça a soufflé fort une grande partie de la nuit… la bise a sifflé à travers les volets, la maison a craqué de toutes parts, les arbres se sont inclinés mais n'ont point rompu.

Ce matin, un magnifique ciel bleu immaculé m'attendait pour la promenade canine. Si l'on excepte 3 ou 4 branchages sur la route, la tempête n'a pas fait de mal à une mouche dans notre coin… À part le fait de m'empêcher de m'endormir… Mais était-ce vraiment le vent…

Alors que je discutais avec Mon Ministre de la Communication sur le contenu, la thématique et la gamme couleur du prochain n° de mars-avril du bulletin municipal (champs inondés ? primevères ? jonquilles ? tulipes ? vaches dans l'herbe grasse ? camaïeu de verts printaniers sur dégradé de roses d'avril ?), un courrier arriva pour m'annoncer que j'étais inscrit OFFICIELLEMENT pour le concours d'entrée aux études d'aide-soignant du CHU de Nantes.

Date de l'examen : le lundi 9 mars. Reste un mois tout rond. Merde, j'ai comme une petite montée d'angoisse ou d'adrénaline, je ne sais pas trop…

Je sens que je vais bouffer les primevères par la racine…

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