vendredi, 28 novembre 2008

L'oignon fait la force…

Rien de tel qu'une fin de vendredi pluvieuse (oui, c'est la fin qui est pluvieuse et non pas TOUT le vendredi… donc pluvieuse…) pour lancer un nouveau grand jeu de la plante mystère :

Mon ex-collègue Emmanuelle est venue en famille samedi découvrir la Foire à la pie. Hospitalité faisant loi, nous avons invité tout le monde à prendre un café à la maison. Dominique, le mari d'Emmanuelle, entretient des jardins privés dans la région nantaise et a toujours 2 ou 3 pieds de "quelque chose" au fond de sa remorque. Samedi, ils ne sont pas venus avec la remorque mais avec un gros sac contenant rhizomes d'iris, plantes diverses, ET… l'oignon mystère.
D'une taille conséquente, semblable à un oignon blanc ou jaune comestible, la "chose" est surmontée d'un départ de feuillage vert épais qui n'est pas sans rappeler une jacinthe… mais l'oignon est bien trop gros pour que ce soit une jacinthe. Dominique ne sait pas ce que c'est. Emmanuelle ne sait pas ce que c'est (sauf que ça fleurit joliment) et moi je ne sais pas ce que c'est.
Bref, nous sommes dans l'expectative jardinière…

Donc, histoire d'aborder ludiquement ce week-end qui s'annonce pourri du point de vue de la météo, je lance officiellement le grand jeu concours :
"Mais qu'est-ce que c'est que ce foutu oignon ?"

P.S. : Le Grand Gagnant aura la joie et l'avantage de reverser 38,5% de son salaire brut à l'association (de malfaiteurs) : "Jardinier-chômiste et Ministre de la Culture en grande précarité : laissez les vivre"

Que le meilleur gagne…

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jeudi, 27 novembre 2008

Une journée qui sent le compost…

Y'a des jours comme ça, on devrait rester couché.
Pourtant la journée d'hier a bien commencée. Réveil tôt pour découvrir un jardin et une campagne toute blanche et gelée (un joli -2°C).
Malheureusement, vu que je me levais pour un rendez-vous matinal à L'ANPE, ma joie fut de courte durée.
Pensant benoitement monter un dossier d'Evaluation en Milieu de Travail et poser quelques questions rapides, j'ai juste oublié un truc : j'étais à l'ANPE.
Bref, 2 grosses heures plus tard et après avoir eu plusieurs envie d'homicides sur personnel de la fonction publique, je suis sorti de mon agence de bord de mer (parce qu'en plus il faut que je fasses 50 kms aller-retour pour avoir la moindre réponse : ON ne répond pas aux questions au téléphone Mosieu. Glups.).
En début d'après-midi, alors que je me préparais une liste de courses et de magasins à visiter sur Nantes pour optimiser mon déplacement "à la grande ville" (50 kms également mais du côté inverse à ceux de la matinée…), Mon Ministre s'aperçoit en terminant la vaisselle que l'évier est bouché.
Oh joie, oh allégresse, Oh alacrité.
J'enfile alors ma tenue d'éboueux (qui est la même que ma tenue de jardinier mais avec des gants Mapa® roses…) et je m'écrase au sol, le bras dans le regard d'évacuation des eaux usées, pour gratouiller "à la main" toute la merdasse accumulée.
J'adore ces grands moments de solitude : seul, le nez au dessus du "marécage", le derrière en l'air, pour récolter accumulat de lessive, gras de cuisine et autres conglomérats non-identifiés…
Ce qu'il y a d'agréable, c'est que même si tu te laves les mains et les avants-bras 3 fois de suite, la douce odeur de fosse septique te suit pour le reste de la journée. Idéal donc pour une excursion en ville et déposer un dossier de demande de stage.
Evidemment sur la route ça bouchonne, évidemment on roule les uns contre les autres à 3 kms/heures, évidemment je ne vois pas que le camion stoppe net quand je redémarre… évidemment je me mange le cul du J9.
Pas trop de mal vu la vitesse de beurre au soleil à laquelle j'avançait, mais j'ai quand même le pare-choc légèrement enfoncé et la plaque d'immatriculation qui a volé dans le fossé. Re-glups.
Evidemment, je suis déjà en retard à cause de ce petit accident mais je décide de passer "quand même" à la F**C, le magasin culturel pousseur de cartons.
Leur slogan du moment est "cadeaux en novembre, serein en décembre"… le problème, c'est que serein, je voudrais l'être un peu aussi en novembre. Malheureusement, j'ai l'outrecuidance de payer à la caisse avec un… chèque. Mal m'en a pris… Aussitôt, la caissière -à l'accent plus méridionale qu'une tartine de tapenade- s'agite fébrilement sur son siège, les grilles de fer sont tirés, on appelle le grand black de la sécurité et celui-ci m'emmène en louchant suspicieusement sur ma carte d'identité fournie avec le dit chèque. Pendant 20 mn, les 10 cm de papier sont vérifiés, palpés, scannés, vérifiés, revérifiés, contrôlé sur ordi etc. Je m'attends à voir débarquer d'une minute à l'autre soit l'équipe des Experts (de Miami ou de Manhattan ?) soit la blondasse de Cold Case pour m'accuser d'un crime crapuleux commis 15 ans auparavant… Guantanamo, préparez-moi ma panoplie orange.
C'est seulement une fois que je suis VRAIMENT en retard que l'on m'accorde de repartir sain et sauf avec mes achats. Précision, j'avais fait un chèque d'un montant éhonté d'environ 120 €… Eh bé… je leur souhaite bien du plaisir à ceux qui vont faire leur cadeaux à la bourre le 24 décembre à 17 heures…
Évidemment, j'arrive à mon rendez-vous professionnel 20 mn en retard (j'ai tué mentalement la caissière, le black de la sécurité et la directrice de la F**C… ça soulage…), donc, je suis total zen pour aborder l'entretien.
Je reviens à la maison un chouia énervé, et ce n'est pas le 1/2 neurone du scénario de Clara Sheller (après écroulement dans le fauteuil) qui me détendra…

Aujourd'hui, une journée grise. Le ciel voilé ne se déchirera que quelques minutes en fin de soirée. Les daturas s'éclatent au chaud, le basilic fleurit tandis que les moineaux et autres rongeurs grignotent tout ce qui peut se boulotter dans le jardin.
Je m'aère tout de même une petite heure dans l'après-midi pour continuer mes rempotages de rose trémière et gerbe d'or. Cela servira pour de nouveaux massifs, des petits cadeaux ou une éventuelle bourse aux plantes dont on commence à entendre parler sur la commune.

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mardi, 25 novembre 2008

À la Sainte Catherine, tout chômiste prend racine…

La foire à la pie s'est déroulé sans trop de dommage pour nos plates-bandes. À chaque fois on grogne un peu car vu l'affluence -près de 3000 personnes dans un hameau qui en compte normalement moins de 200- les visiteurs se garent un peu partout, à la grosse, sans trop de respect pour les devants de maisons entretenus. Cette année, les sauge grahamii ont failli périr sous une BX et les iris ont frolé de peu l'écrasement par une Xianta, mais bon, à part quelques traces de pneus dans la pelouse, y'a rien à dire…

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Après cet effervescent samedi (oulala… que ce fut effervescent…), un dimanche tranquillou à la grande ville chez nos amis Sophie et Dominique. La balade digestive nous mène au Lieu Unique pour "apprécier" la nouvelle expo en place. Déjà, dans la leçon de choses, ou l'art contemporain expliqué au con de base, y'avait du "jubilatoire" tous les trois mots. Ça m'a très légèrement agaçé. Apparement, l'artiste a fait un blocage sur les petits flip-book de son enfance et a décidé de nous les imposer en volume. Comme dirait madame Michu : "C'est du travail…"… mais bon, on a vu pire et ça fait passer l'après-midi pluvieux…

Un lundi froid et sec ; j'adore. Après m'être bien énervé contre L'Ah Non Pas d'Emploi, je sors au grand air. Sous un ciel bleu immaculé, je déménage des oeuvres roulées de Mon Ministre de la longère au grenier de son atelier, histoire de me créer un petit espace de travail. J'en profite pour balayer la dalle de béton moche de ses feuilles mortes et de réinstaller la collection de bassines, gamelles, pots et autres seaux en acier galvanisé que nous avions mis de côté lors de la réfection du toit de l'atelier.
Je continue par un "atelier récréatif" : je coupe des petites bandelettes dans une vieille couverture de survie doré dessus-argent dessous (de la survie bling-bling) et je file au sapin de Noël du hameau pour 1°) vérifier qu'il ne s'est pas écroulé avec le coup de vent de la nuit précédente ; 2°) pour agrafer artistiquement (oui, moi aussi, je suis un peu décorateur, un peu styyyyyyylisteu…) les papillottes dorées tout autour du sapin.
Ça brille dans le soleil couchant du soir… c'est "cro zoli"…

Aujourd'hui… encore un peu plus froid que la veille…
2°C à 8h30 juste avant de sortir avec Maurice le chien. Je n'oublie ni bonnet ni gants. Le vent a encore soufflé furieusement une bonne partie de la nuit et je profite de la ballade matinale pour faire un détour par le sapin… qui est encore debout, vaille que vaille. La matinée se passe en studieuse recherche d'emploi et sitôt le déjeuner avalé, j'enfile mon pantalon rouge (celui avec un trou au genou droit), le bonnet, une écharpe et 2 polaires et je file me réchauffer en remuant au jardin.
Je commence psychorigide en balayant la terrasse des feuilles de la glycine et en remisant -enfin- chaises et table de jardin. J'encercle de grillage le datura et le bananier et je rempli ces cylindres avec des feuilles mortes et sèches pour protéger les deux plantes d'un éventuel gros coup de froid.
Direction ensuite dans le 2eme jardin pour passer un long moment à "dépresser" de grosses touffes de gazania amenées par ma Môman le jour de la foire à la pie. Je plante deux bassines entières de petits pieds plus une douzaine de petits pots en plastique. Sur ma lancée, je rempote un peu plus gros des pieds de roses trémières et de lupins, un petit pied d'érable et deux d'arbustes commun. Il me reste une grosse douzaine d'iris à replanter mais je n'ai ni le temps de nettoyer un massif pour les mettre directement en place, ni celui de les mettre en jauge car le soir tombe tandis que le froid arrive. Après la mise en place de quelques tuiles en paravent (ou plutôt parafroid) contre mes toutes fraîches transplantations, je ramène tous les restes au chaud au garage… pour m'apercevoir que le sac de 20 bulbes de tulipes offerts dernièrement a été entièrement vidé de son contenu par les souris ! Propre et net. Merde alors !
17 heures déjà… it's tea time…

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dimanche, 23 novembre 2008

Foire à la pie, le choc des photos…

Foire promise…

samedi, 22 novembre 2008

Foire à la pie, le poids des mots…

Voilà, la foire à la pie, c'est -déjà- terminé. Pour rappel, il y a encore 24 heures, le centre du hameau c'était ça :

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Et ce matin c'était ça :

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Pendant 3 heures de bousculade au coude à coude, nous y avons côtoyé en vrac : un maréchal-ferrant, des moines et des soeurs pas franchement catholiques, un lama (sans son serge), de la buvette muscadet®, des ânes jumeaux et un charolais blond bouclé, des chevaux affecteux et des poneys courts sur pattes, des bouquets de fleurs en plastique et des chaussettes pour jambes sensibles, de la buvette gros plant®, des rideaux au crochet et des colliers-guirlande de Noël, de la mogette au chaudron et de l'andouillette-oignons, du vin chaud à la canelle et du moelleux au chocolat, des ex-collègues de travail, mes parents, un oncle, des conseillers municipaux en plein serrage de main, de la buvette grolleau®, des semelles isolantes, des tours en pinces à linge, des paniers en osiers, des matelas garantie 10 ans, des racines qui vous soulagent des rhumatismes, des rangées d'oignons, des vendeurs de bonbons des vosges ou de langouille, des pommes au kilo et du fromage à la coupe… et, évidemment… des blouses en nylon.

Demain, si vous êtes sage, toutes les photos…

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vendredi, 21 novembre 2008

Mes rosiers ont les boules…

Bon, qu'est-ce qu'ils nous racontent à Météo France ? Le froid devait nous tomber dessus, on hésitait entre retricoter 20 cm d'écharpe au point arrière ou aiguiser des pieux contre les ours polaires, on préparait les pelles à neige et les pièges à loup… et voilà qu'une douceur humide (14/15°C) nous enveloppe à la place d'une bise glacée…

Bon, bah pas grave… Après la balade matinale avec Maurice le chien où je constate que les fossés du hameau on été taillés et récurés pour la foire, je laisse Mon Ministre à ses écritures municipales et je sors dans la cour pour ramasser les feuilles une éniéme fois. Je pense malgré tout que c'est le dernier nettoyage car les arbres commencent à ne plus avoir un brin de chlorophyle sur leur branches…

Après avoir passé une bonne heure à faire mes tas, les ramasser et les transbahuter en brouette sur le méga-tas de déchets verts du 2eme jardin, je m'octroie une ballade au jardin et je m'aperçois que la douceur ambiante a fait refleurir nombre de nos rosiers… alors oui, les roses ne sont pas nombreuses, elles sont un peu souffreteuses, mais c'est joli quand même. Sur la plupart des rosiers, les fruits éclatent de rondeurs rubicondes, dans un camaieu qui va du orangé au rouge sombre… Les oiseaux adorent boulotter ces fruits et laissent des petits tas partout sur les tonnelles et la pergola…

L'après-midi, je pars m'énerver à mon agence ANPE, puis retour rapide à la maison pour comater un peu et ensuite faire un tour à Nantes. De retour à la maison, Patrice enfile son costume de Ministre de la Culture et nous filons à la salle de spectacle municipale (comble, une fois de plus) pour assister au joli spectacle de Xavier Mortimer

Demain, évidemment, dès 7 heures du mat', c'est la Foire à la pie qui commence…

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jeudi, 20 novembre 2008

Nouvelle(s) perspective(s)…

Alors que les souvenirs des derniers instants parisiens traînent encore dans la maison, je reprends mes marques.

J'ai le plaisir de laver mon bol le nez à la fenêtre de la cuisine devant une nouvelle vue, suite à la coupe du sapin. Le changement n'est pas énorme, c'est peut-être un détail pour vous, mais, comme dirait France G., pour moi ça veut dire beaucoup. Evidemment, Mon Ministre regrette déjà, n'aimant pas trop la vue dégagée sur l'autre épicéa, beaucoup TROP au milieu du jardin pour lui. No comment.
Moi, pour l'instant j'aime bien… j'imagine déjà au printemps, la série de souches dégagées pour raplanir le terrain, l'atelier de Patrice repeint (chut, on ne vous dira pas comment) et dans le fond à gauche, la pièce d'eau que l'on veut créer… Je rêvasse à tout ça le matin, les yeux dans la brume de mon jardin, encore dans les effluves de mon thé Yunam Assam…

Une grande et belle journée hier ; j'ai quasi déjeuné sur la terrasse… sans sweat ! Le terrain est humide et les arbres presque totalement déplumés. Certains rosiers continuent de fleurir… à l'unité, tandis qu'à l'intérieur, les daturas et géraniums bien au chaud s'épanouissent et refleurissent de plus belle…

Ce matin c'est la grisaille un peu froide qui nous tombe dessus… Apparement, ça va aller en s'empirant jusqu'à samedi : c'est l'année où jamais d'acheter des bottines en skai véritable doublé fourrure synthétique…

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mardi, 18 novembre 2008

L'arbre (de Noël) qui cache la forêt…

Voilà.
De retour de quasi 5 jours d'oxygénation à la capitale.
Des fois il le faut.
Spécial dédicace à mes rencontres parisiano-bloggesques de ces derniers jours :

• Bruno : merci pour tout. (Pas mieux…)
• Fincasor : ton velours a ma côte. (à quand le château en sweded ?)
• L'Arno® : le losange tricoté te convient tellement mieux que le vin rouge. (et désolé pour le vivarium…)
• Agla : Tes douces et fraîches effluves ont parfumées ma soirée. (mais seulement quand tu bougeais hein…)
• Spicy : le François te va décidement mieux au bras que le sac à main. (ARRETE le sac à main… et les chemises fleuries en crêpe de chine)

Bref, 45 mn à peine après mon retour à la maison, même pas le temps de discutailler un peu avec Mon Ministre, voici qu'une bande de voisins bottés et armés de hache, de sangles et de tronçonneuse débarquent à la maison.
Nous avions convenu la semaine dernière "d'offrir" au village un sapin pour faire une déco festive pour le mois de décembre. Le choix de la victime de Noël s'est porté sur un vulgaire épicéa commun Picea abies planté il y a une quinzaine d'année dans le 2e jardin. Mon Ministre ne voulait pas le couper ; moi, je trouvais qu'il nous encombrait la perspective… Craignant la vindicte populaire et peut-être conjugale, Mon Ministre a pour une fois cédé.

La coupe n'a pas pris plus de 10 mn. Mais le transport fut déjà plus délicat (vous avez déjà essayé de déplacer un sapin de 9 m de haut à mains nues vous ?), voir cocasse quand il a fallu traverser le village.

Quand à l'installation dans un champ dégagé à l'entrée du hameau, nous avons soudainement eu une infini tendresse pour les milliers d'esclaves qui se sont fait chier comme des rats morts à élever pyramides et obélisques…

La nuit tombait ainsi qu'un petit début de crachin quand nous tendions encore des haubans pour maintenir l'ouvrage sylvestre.
Il ne reste plus qu'à mettre un cierge dimanche prochain pour se protéger des tempêtes que nous recevons réguliérement en rafales fin décembre…

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Si tout se passe bien et que le temps le permet, les enfants du village viendront décorer le sapin la veille de la Foire à la pie… Nous serons presque à un mois de Noël.

mercredi, 12 novembre 2008

Terrain glissant… ou comment se prendre un râteau…

Mardi matin, cérémonie oblige, Mon Ministre est vite parti "gerber" en compagnie des anciens combattants pendant que j'essayais de combattre un sournois mal de tête dû aux légers abus d'un double anniversaire fêté la veille au soir. Une mini-tempête a soufflée une bonne partie de la nuit et le jardin n'est que feuilles et gadoue.

Invités à déjeuner le midi-même (ouiiiii, je sais, notre planning de réservation est over-booké…), je me lance malgré une nausée tenace dans la confection d'un dessert sur les conseils d'un démon de la cuisine en générale et de la crêpe aux rillettes en particulier.

Le Ministre renvenu de ses obligations et du vin d'honneur, nous filons chez Aline, notre ex-voisine, à Rezé, aux portes Sud de Nantes. Après avoir bien discutaillé et mangé, Aline nous fait découvrir lors d'une balade digestive (non, non, ce n'est pas lourd le clafoutis au chocolat… burps.) les charmes des bords de la sèvre nantaise, rivière qui se jette dans la Loire. Depuis sa naissance dans les Deux-Sévres, plus de 200 moulins témoignent de l'activité de ce cours d'eau et plus prés de Nantes, beaucoup de petites usines ont fleuries à la révolution industrielle : savonneries, tanneries, teintureries, industries chimiques… et évidemment, tous les déchets toxiques repartaient à la rivière. La fibre écolo n'était pas encore là et il fallait produire et s'enrichir !

Nous traversons le joli parc de la Morinière, ancien jardin d'une savonnerie familiale, avec de magnifiques arbres centenaires, puis le port, les berges noyées et nous terminons notre promenade aux portes de Vertou, au pied d'un magnifique bâtiment industriel de 1896 restauré récemment et transformé en résidence hôtelière…

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Ce matin, le grand soleil et la fraîcheur sont au rendez-vous. Nous décidons avec Mon Ministre de nous aérer et, sitôt le déjeuner avalé, nous râtissons entièrement le premier jardin pour ramasser les feuilles mortes qui s'entassent par couches gluantes et glissantes. Ou bien plutôt je râtisse et Mon Ministre brouettise… Sous un beau ciel bleu et un doux soleil, à 16 heures, le tour est fait et… j'en ai plein les bras ! Nous rentrons pour le thé et 28 secondes plus tard, une monstrueuse averse de grêle débarque sans prévenir… Y'a vraiment plus de saison ma pov' dame…
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dimanche, 09 novembre 2008

Mes dimanches ont comme un léger goût de champignon…

Un vendredi soir festif où autour d'une rouelle de porc aux épices, fondante dans son lait de coco, nous reçûmes des boutures de rosiers "je-sais-pas-comment-ils-s'appellent" et des bulbes de tulipes double. Le samedi fut trop arrosé pour sortir le nez dehors, et en début de nuit, un gros coup de vent humide a fait du remue-ménage au jardin.
Ce matin, grande balade spongieuse avec Maurice le chien qui s'est fait un plaisir de s'envaser dans les marais. La promenade fut une vraie découverte mycologique… des champignons blanc, gris, violine, orange vif, des grands effilés, et des petits rablés… N'y connaissant pas grand chose, je laisse ces spores le long du chemin.
Dans l'après-midi, nous filons nous aérer un peu au bord de la mer pour rentrer à l'heure du thé et des petits LU® au chocolat. Nous en profitons pour nous arrêter dire bonjour à nos nouvelles voisines ; de belles et jeunes normandes ayant été installées depuis peu dans le champ longeant notre terrain.

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