jeudi, 27 novembre 2008

Une journée qui sent le compost…

Y'a des jours comme ça, on devrait rester couché.
Pourtant la journée d'hier a bien commencée. Réveil tôt pour découvrir un jardin et une campagne toute blanche et gelée (un joli -2°C).
Malheureusement, vu que je me levais pour un rendez-vous matinal à L'ANPE, ma joie fut de courte durée.
Pensant benoitement monter un dossier d'Evaluation en Milieu de Travail et poser quelques questions rapides, j'ai juste oublié un truc : j'étais à l'ANPE.
Bref, 2 grosses heures plus tard et après avoir eu plusieurs envie d'homicides sur personnel de la fonction publique, je suis sorti de mon agence de bord de mer (parce qu'en plus il faut que je fasses 50 kms aller-retour pour avoir la moindre réponse : ON ne répond pas aux questions au téléphone Mosieu. Glups.).
En début d'après-midi, alors que je me préparais une liste de courses et de magasins à visiter sur Nantes pour optimiser mon déplacement "à la grande ville" (50 kms également mais du côté inverse à ceux de la matinée…), Mon Ministre s'aperçoit en terminant la vaisselle que l'évier est bouché.
Oh joie, oh allégresse, Oh alacrité.
J'enfile alors ma tenue d'éboueux (qui est la même que ma tenue de jardinier mais avec des gants Mapa® roses…) et je m'écrase au sol, le bras dans le regard d'évacuation des eaux usées, pour gratouiller "à la main" toute la merdasse accumulée.
J'adore ces grands moments de solitude : seul, le nez au dessus du "marécage", le derrière en l'air, pour récolter accumulat de lessive, gras de cuisine et autres conglomérats non-identifiés…
Ce qu'il y a d'agréable, c'est que même si tu te laves les mains et les avants-bras 3 fois de suite, la douce odeur de fosse septique te suit pour le reste de la journée. Idéal donc pour une excursion en ville et déposer un dossier de demande de stage.
Evidemment sur la route ça bouchonne, évidemment on roule les uns contre les autres à 3 kms/heures, évidemment je ne vois pas que le camion stoppe net quand je redémarre… évidemment je me mange le cul du J9.
Pas trop de mal vu la vitesse de beurre au soleil à laquelle j'avançait, mais j'ai quand même le pare-choc légèrement enfoncé et la plaque d'immatriculation qui a volé dans le fossé. Re-glups.
Evidemment, je suis déjà en retard à cause de ce petit accident mais je décide de passer "quand même" à la F**C, le magasin culturel pousseur de cartons.
Leur slogan du moment est "cadeaux en novembre, serein en décembre"… le problème, c'est que serein, je voudrais l'être un peu aussi en novembre. Malheureusement, j'ai l'outrecuidance de payer à la caisse avec un… chèque. Mal m'en a pris… Aussitôt, la caissière -à l'accent plus méridionale qu'une tartine de tapenade- s'agite fébrilement sur son siège, les grilles de fer sont tirés, on appelle le grand black de la sécurité et celui-ci m'emmène en louchant suspicieusement sur ma carte d'identité fournie avec le dit chèque. Pendant 20 mn, les 10 cm de papier sont vérifiés, palpés, scannés, vérifiés, revérifiés, contrôlé sur ordi etc. Je m'attends à voir débarquer d'une minute à l'autre soit l'équipe des Experts (de Miami ou de Manhattan ?) soit la blondasse de Cold Case pour m'accuser d'un crime crapuleux commis 15 ans auparavant… Guantanamo, préparez-moi ma panoplie orange.
C'est seulement une fois que je suis VRAIMENT en retard que l'on m'accorde de repartir sain et sauf avec mes achats. Précision, j'avais fait un chèque d'un montant éhonté d'environ 120 €… Eh bé… je leur souhaite bien du plaisir à ceux qui vont faire leur cadeaux à la bourre le 24 décembre à 17 heures…
Évidemment, j'arrive à mon rendez-vous professionnel 20 mn en retard (j'ai tué mentalement la caissière, le black de la sécurité et la directrice de la F**C… ça soulage…), donc, je suis total zen pour aborder l'entretien.
Je reviens à la maison un chouia énervé, et ce n'est pas le 1/2 neurone du scénario de Clara Sheller (après écroulement dans le fauteuil) qui me détendra…

Aujourd'hui, une journée grise. Le ciel voilé ne se déchirera que quelques minutes en fin de soirée. Les daturas s'éclatent au chaud, le basilic fleurit tandis que les moineaux et autres rongeurs grignotent tout ce qui peut se boulotter dans le jardin.
Je m'aère tout de même une petite heure dans l'après-midi pour continuer mes rempotages de rose trémière et gerbe d'or. Cela servira pour de nouveaux massifs, des petits cadeaux ou une éventuelle bourse aux plantes dont on commence à entendre parler sur la commune.

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Commentaires

Attention, l'ANPE, ce n'est pas la fonction publique ! C'est pire !

Écrit par : Chickenbaby | jeudi, 27 novembre 2008

Et sinon ça va ?

OK je sors.

Écrit par : L'Arno | jeudi, 27 novembre 2008

Sans parler que tu t'es fait censurer par mireille Dark Angel de poitrine fumée

Écrit par : L'Arno | jeudi, 27 novembre 2008

ton magasin culturel s'appelle FEUC ?
étrange.

bon, je vois que ta journée d'hier a été relativement pourrave... welcome at the club !
mais je vois que ton jardin a de beaux restes, et que tu en profites avec le sourire :))

comment ça, tu t'es fait censurer ?!
j'en ris d'avance... et je file voir pourquoi !

Écrit par : le petit doigt sur la culture | vendredi, 28 novembre 2008

"Béliers : vous foncez tête baissée droit devant ; Attention aux J9"

Écrit par : Elisabeth T. | vendredi, 28 novembre 2008

CKBB : il faut y être pour y croire.

L'Arno : Oui, tu te rends compte ? Mireille Dark a eu comme l'impression que je me foutais de sa gueule. Donc Mireille Dark a encore quelques neurones qui se touchent…

Agla : Une journée pourrave que je relativise… je ne me suis pas fait arraché une jambe non plus… Tu ne verras plus rien chez Dark Vapeur, il a effacé toute trace de mes bons mots "mouiiiillé d'aciiiideu…"

Elisabeth : j'aime mieux foncer au 3J que dans les J9…

Écrit par : va falloir censurer la ceinture… | vendredi, 28 novembre 2008

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